La Confession


LA JOIE DE LA RÉCONCILIATION

La Confession ou sacrement de Réconciliation nous introduit dans un rapport personnel avec Dieu le Père qui nous comble de joie et ouvre en nous la force du pardon.

Si nous ne le vivons pas ainsi, il devient un poids, une formalité à remplir ou la simple recherche d'une conscience meilleure. Dans ces conditions, le sacrement fait du bien mais, peu à peu, nous nous en éloignons en percevant qu'il est triste, fatigant, pénible. En réalité, ce sacrement est une rencontre joyeuse avec Dieu, qui redonne sens et lumière à notre vie.

Le mot latin confessio ne signifie pas seulement aller se confesser, mais aussi louer, reconnaître, proclamer. Les trois termes nous donnent ainsi les trois moments de ce sacrement.


COMMENT VIVRE CE SACREMENT ?

1. La confession de louange / Confessio laudis

Au lieu de commencer la confession en disant « J'ai péché de telle et telle façon », on peut dire « Seigneur, je te remercie » et exprimer devant Dieu les faits dont je Lui suis reconnaissant.

Je dis par exemple : « Je te remercie parce que pendant ce mois tu m'as réconcilié avec une personne avec qui je me trouvais en mauvaise posture. Je te remercie parce que tu m'as fait comprendre ce que je devais faire. Je te remercie parce que tu m'as donné la santé. Je te remercie parce que tu m'as permis de mieux comprendre la prière durant ces jours, de comprendre combien la prière était une valeur importante pour moi. »

Il nous faut exprimer une ou deux choses dont nous sentons que nous devons vraiment remercier le Seigneur. Cela ouvre notre âme pour une relation authentique.

2. La confession de vie / Confessio vitae

Je ne dresse pas seulement une liste de péchés, mais je me pose ces questions fondamentales : « Depuis ma dernière confession, que voudrais-je qu'il ne soit pas arrivé dans ma vie ? Que voudrais-je ne pas avoir fait, dit ou pensé ? »

Je dis par exemple : « Seigneur, je sens en moi des antipathies insurmontables... qui deviennent source de mauvaise humeur, de médisances, de petites vengeances. Seigneur, je sens parfois en moi des tentations qui m'entraînent. Seigneur, j'éprouve du dégoût pour les choses que je fais, je sens en moi de la paresse, de l'indifférence pour la prière; je sens en moi
des doutes qui me tourmentent... »

Si nous parvenons, dans la confession de vie, à exprimer certains sentiments intimes ou émotions qui nous pèsent, nous trouvons également les racines de nos fautes et cela nous fera grandir dans la relation.

3. La confession de foi / Confessio fidei

Nos efforts ne servent pas énormément. Il est nécessaire que l'intention soit conjuguée à un profond acte de foi dans la puissance de l'Esprit, dans la miséricorde infinie de Dieu. La confession ne consiste pas uniquement à déposer ses péchés, comme on dépose une somme sur une table. La confession revient à déposer notre coeur dans le Coeur du Christ, afin qu'il le transforme par sa puissance.

Je dis par exemple : « Seigneur, je sais que je suis fragile, je sais que je suis faible, je sais que je peux tomber, mais Toi, par ta miséricorde, soigne ma fragilité, protège ma faiblesse, fais-moi voir quelles sont les résolutions que je dois prendre pour signifier ma volonté de Te plaire. »

LA PAIX DE LA RÉCONCILIATION

C'est d'une semblable confession qu'éclot la prière du REPENTIR : « Père, je reconnais mon péché et je voudrais ne jamais l'avoir commis... »
Une confession de cette sorte ne nous ennuie jamais parce qu'elle est toujours différente.
À la lumière de la puissance pascale du Christ, écoutons alors la voix du Père : « J'ai absous tous tes péchés... Paix à toi... Paix à cette maison... Paix à ton esprit... »

D'après Carlo Maria MARTINI, Se retrouver soi-même, Paris, Brépols, 1997, pp. 116-120


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