Accueil - Église catholique à Montréal > Actualité > Dossiers > Année de la Miséricorde > La Croix blanche : visage de la miséricorde

La Croix blanche : visage de la miséricorde

La Croix blanche de la cathédrale Marie-Reine-du-monde ne laisse personne indifférent. Imposante, touchante, et d'une rare beauté, elle invite à la contemplation et au recueillement. C'est pour ces raisons que l'Archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a demandé à ce que ce crucifix soit rendu accessible à tous.


À l'occasion de l'année de la miséricorde, un parcours en quatre étapes est proposé aux visiteurs et pèlerins qui feront la démarche de passer la « Porte de la Miséricorde » de la Cathédrale. La Croix blanche est la deuxième étape : « Méditer sur « la Source de la Miséricorde » qu'est la Passion et la Mort du Christ qui nous a valu le Salut ».

« On a un Christ en croix dans notre église et personne ne le connaît. Comment pourrait-on faire pour le rendre accessible? », a demandé Mgr Lépine à Caroline Tanguay, adjointe au vicaire général pour le patrimoine et l'art sacré au diocèse de Montréal. « On venait de finir de le restaurer au grand complet (par Gina Garcia, restauratrice, http://www.ggconservation.com/), et on se demandait si on allait le changer d'endroit, car là où il se trouvait, là où il a toujours été, il avait toujours été inaccessible, dans la Chapelle des Fonts baptismaux, derrière des portes de verres. Mgr Lépine a décidé de le laisser là, mais de simplement ouvrir les portes! »

Selon Mme Tanguay, cette sculpture représente une œuvre majeure de la statuaire religieuse québécoise : «  Le Christ est très beau, très touchant... C'est le visage même de la miséricorde! La beauté de l'œuvre, c'est surtout son visage. »

L'œuvre, du sculpteur Louis-Philippe Hébert, achevée en 1907, est d'autant plus troublante qu'elle est de dimension humaine (309cmX195.5cmX46cm) et Gina Garcia, après avoir passé plus de 10 heures par jours à le dépoussiérer et à le laver au coton-tige, affirme qu'il est vraiment bien fait : les côtes, les muscles, les plaies... tout est proportionnelle.

Louis-Philippe Hébert, contemporain de Olindo Gratton, celui qui a sculpté les 13 saints patrons de la façade de la Cathédrale (pour représenter les 12 apôtres de la façade de la Basilique St-Pierre de Rome), est davantage connu pour ses sculptures qui se trouvent à l'extérieur de la Cathédrale, comme celle de Mgr Bourget, par exemple.

La « Porte de la Miséricorde » de la cathédrale, quant à elle, est faite de bois, mais peinte en bronze pour rappeler celle de Saint-Pierre de Rome.

Commentaire

*
*
Veuillez additionner 1 et 9.*

Revenir