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Bidonville : précarité au rendez-vous

Si on ne parle pas directement d’itinérance dans le cas des bidonvilles, on pourrait certainement affirmer qu’il s’agit d’un « entre-deux ». La précarité des conditions de vie, l’insalubrité et une adresse officielle inexistante sont quelques-unes des raisons qui rapprochent l’itinérance du fait de vivre dans un bidonville.

En plus, dans la plupart des cas, les terrains et les maisons n’appartiennent pas aux personnes qui y demeurent. La plupart des villes ne font aucun plan du bidonville. Officiellement, il n’existe pas! De nombreuses autorités gouvernementales ne font que tolérer leur existence.

Et quand les conditions de vie s’y dégradent encore davantage ou que la criminalité y est en hausse, la réponse est simple et sans appel : la destruction pure et simple de la partie concernée, si ce n’est la destruction complète du bidonville. La spéculation immobilière fait aussi partie du décor : un hôtel, un terrain de golf, ou des appartements de luxe ont bien plus de valeur aux yeux des autorités locales.

Plusieurs associations et des missionnaires luttent pour l’amélioration des conditions de vie dans ces lieux : y faire entrer l’eau courante, l’électricité ou bien y reconstruire des logis qui soient salubres.

Aux Philippines, le Mouvement pour les pauvres en milieu urbain (Urban Poor Associates (UPA) de son nom officiel) – basé à Quezon City – est soutenue par différents partenaires internationaux, dont Développement et Paix. Selon l’association, près de 51 000 familles ont été relocalisées dans la ville, ou bien ont pu demeurer chez elles, grâce aux efforts de négociation et de médiatisation de leurs cas dans les journaux, les radios ou même à la télé de la capitale philippine, Manille.

Par contre, la situation demeure difficile. Ainsi, pour l’année 2011, UPA a rapporté que 744 familles et 73 780 personnes ont été évincées dans le cadre de 39 « incidents » de démolition. Selon l’association, il s’agit du plus fort taux d’évictions depuis 1994. Et 92 % de celles-ci étaient illégales au sens des lois locales.

Ailleurs, des gouvernements, comme ceux du Maroc et de l’Algérie, prennent des mesures pour éliminer ces quartiers et relocaliser les gens.

Enfin, même la grande et belle ville de Paris a connu son bidonville, dont le Mouvement international ADT Quart Monde rappelle l’histoire, par le biais d’un blogue dont elle suggère la visite.

Toujours en hausse

Selon ONU Habitat, l’agence des Nations Unies qui s’occupe des questions de logement et d’habitat, deux milliards de personnes vivront dans des bidonvilles en 2030.

 

Liens d’intérêts

ONU-Habitat, article concernant le besoin de politiques adéquates de logement (sélectionner la langue française en haut à droite de la page)
http://www.unhabitat.org/content.asp?cid=413&catid=281&typeid=24&subMenuId=0

Document PDF de ONU Habitat nommé Building Urban Safety Through Upgrading Slum (Construire un habitat urbain sécuritaire en améliorant le bidonville) (en anglais)
http://www.unhabitat.org/pmss/listItemDetails.aspx?publicationID=3222

Blogue sur le bidonville de Quezon City, Philippines (en anglais)
http://quezoncityslums.blogspot.com/

Courte histoire d’une lutte et d’une destruction en 2010
http://solidaritesphilippines.wordpress.com/2010/09/26/les-habitants-de-san-roque-quezon-city-en-lutte-contre-les-projets-du-clan-ayala/

Texte d’opinion d’un missionnaire laïc au Kenya
http://www.smelaval.org/fr/pays/kenya/je-suis-moi-aussi-indign

Une vidéo qui donne une idée de l’intérieur d’un bidonville,
et une idée…  lumineuse!
(vidéo sous-titré en anglais)
http://www.youtube.com/watch?v=o-Fpsw_yYPg&feature=player_embedded#!

Bombay, Inde :
l’un des plus grand bidonville du monde (12 millions de personnes)
Paroles de femme dans le cadre de l’émission Rideaux rouges (TV5)
http://www.dailymotion.com/video/xgfled_dans-les-bidonvilles-de-bombay_news

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