Une déclaration qui réjouit

« Nous avons une responsabilité de solidarité envers les moins fortunés d'entre nous. » C’est ainsi que Pauline Marois, Première Ministre du Québec, abordait la question de l’itinérance lors du discours inaugural de la 40e législature de l’Assemblée nationale, le 31 octobre 2012.

En plus d’annoncer que son gouvernement vise l’accès à 3 000 logements sociaux de plus par année, elle a indiqué qu’il « faut aussi s'occuper des personnes qui vivent le drame de l'itinérance, un phénomène qui présente plusieurs visages et qui ne se limite plus seulement au milieu urbain. Ces hommes, ces femmes, parfois ces enfants, souffrent de conditions de vie qui peuvent être misérables, et c'est le devoir du gouvernement de les aider. Nous le ferons en déployant une politique gouvernementale en matière d'itinérance. »

La nouvelle de ce déploiement a été accueillie avec enthousiasme par le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ), qui représente près de 200 organismes. « Le RSIQ se réjouit de cet engagement officiel et public du gouvernement. »

Selon le RSIQ, une politique de lutte à l’itinérance doit être « basée sur l’accès aux droits des personnes (droit de cité, à l’éducation et à la santé, au logement, à un revenu décent, et à un réseau d’aide et de solidarité ayant les moyens d’agir) et représente un outil essentiel pour transformer notre façon de répondre au phénomène de l’itinérance ».

Un plan déjà en marche

Véronique Hivon, Ministre déléguée aux services sociaux, annonçait le 10 janvier 2013 la mise en place d'un Comité consultatif sur la Politique en itinérance. Selon les informations que nous avons obtenues auprès de Anne Bonnefont, agente de liaison du RSIQ, celui-ci sera chargé d’aviser la Table interministérielle sur l’itinérance, mise en place depuis 2010 par le précédent gouvernement, et se penchera sur le contenu de la future politique. Elle a affirmé souhaiter « faire vite mais bien ». La Ministre considère ce dossier comme l’une de ses priorités.

Deux personnes du RSIQ vont siéger sur le Comité dont les travaux vont bientôt commencer. Il s’agit du président du RSIQ, Pierre Gaudreau, et de Madame Bonnefont.

L’itinérance au Québec : un phénomène en augmentation

Dans un communiqué de presse publié le 31 octobre 2012 et annonçant sa participation aux consultations pré-budgétaires du gouvernement fédéral, le RSIQ rappelait des faits alarmants. « L’itinérance est en augmentation, les profils se diversifient et se complexifient avec des personnes itinérantes cumulant plusieurs problématiques (extrême pauvreté, problèmes de santé mentale et/ou physique, dépendances, perte d’autonomie…) »

À travers le Québec, les services d’hébergement débordent régulièrement et ces ressources doivent régulièrement refuser des personnes. « Depuis 2008, en Outaouais, le nombre de refus a augmenté de 46 % », indique encore le RISQ.

Pour l’année 2012 à Montréal, c’est une augmentation de 2,04 % chez les hommes (145 127 nuitées) et de 6,39 % chez les femmes (15 382 nuitées), par rapport à l’année précédente. L’augmentation survient pour une 5e année consécutive.

 

Liens d’intérêts

Réaction du Réseau de solidarité itinérance du Québec (RSIQ)
http://www.arrondissement.com/tout-get-communiques/u16775-politique-itinerance-reseau-solidarite-itinerance-quebec-rejouit-annonce-gouvernement

Table interministérielle 2010-2013
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2009/09-846-01.pdf

La Maison du Père
http://www.maisondupere.org/accueil.html

L’Accueil Bonneau
http://www.accueilbonneau.com/

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