Plus qu'un campement

Article de Mario Bard : Les indignés : plus loin qu'un campement

Article de Mario Bard : Les indignés : plus loin qu'un campement  Depuis le 15 octobre 2011, les indignés de Montréal ont établi leur campement au pied de la tour de la Bourse, du géant médiatique Quebecor et du Centre de commerce international.  Quoi de plus symbolique pour interpeller les décideurs économiques québécois.  Certains trouvent ce mouvement mondial complètement inutile, et ils le dénoncent en ridiculisant les protestataires. Ainsi, plusieurs candidats à l'investiture républicaine aux États-Unis ont lancé un appel aux membres d' « Occupy Wall Street », afin que, précisément, ils s'occupent : « Chercher du travail après avoir pris un bain! ». (http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201111/19/01-4469684-des-candidats-republicains-fustigent-occupy-wall-street.php)  Au contraire, d'autres ne sont pas prêts à s'en moquer. Ils croient que les manifestants soulèvent des questions importantes pour l'avenir de notre société. Ils trouvent même un appui  « auprès des hommes et des femmes d'affaires du quartier ». (http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/occupons-montreal-le-message-se-rend-il-/536855).  Pourtant, la fin du campement semble proche.  Car, si ce ne sont pas les autorités municipales qui obligent les protestataires à démanteler leurs installations, le froid et certains problèmes sociaux les rattrape. Créant d'ailleurs une situation qui apparait comme paradoxale.  En effet, alors que l'inclusion est l'un des thèmes centraux développé par les indignés, des personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et d'itinérance - des exclus - ont trouvé un refuge accueillant au cœur du village de tentes. Y apportant leurs problèmes... Une situation qui dépasse les penseurs du mouvement. «On est là pour changer le système, mais on passe nos journées à faire du travail social », indiquait l'un d'entre eux. (http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/les-indignes/201111/20/01-4469871-nuit-denfer-pour-les-indignes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4470098_article_POS5)  D'autres tenaient par ailleurs un discours un peu plus conciliant lors de l'annonce de la « phase trois » des manifestations. (http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/336610/les-indignes-de-montreal-promettent-de-nouvelles-actions).  Donc, depuis deux mois, le discours des indignés et leur geste d'éclat - partout dans le monde - ne laissent personne indifférent.  Dans l'Église catholique, plusieurs personnes travaillent quotidiennement auprès des personnes exclues - soupe populaire, bazar, popote roulante, soutien au devoir, etc.  Ils sont également nombreux, à travers des groupes ou des mouvements, à réfléchir sur les causes de la pauvreté et aux moyens concrets de l'éliminer. Tout cela, en comptabilité avec leurs valeurs chrétiennes, telles qu'enseignées dans l'Évangile.  Alors : que retenir du mouvement des indignés et de sa « contribution» à la société? Quels sont les principes de justice sociale qui guident l'Église catholique? Quels sont les passages de la Bible qui influencent son discours et ses actions?  Brian McDonough est directeur de l'Office de la Pastorale sociale de l'Archevêché catholique de Montréal.  Liens  Déclaration officielle des personnes d' « Occupy Wall Street » (En anglais avec sous-titres français). http://www.dailymotion.com/video/xm2dy9_la-declaration-officielle-du-mouvement-occupons-wall_news?ralg=meta2-only   Ressources diverses en justice sociale à Montréal http://www.diocesemontreal.org/services-et-ressources/justice-sociale.html  Assemblée des évêques catholiques du Québec - Message du 1er mai 2011 sur l'environnement http://www.eveques.qc.ca/documents/2011/20110501f.html  Compendium* de la doctrine sociale de l'Église, avril 2004 http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html  *Compendium : un abrégé ou un condensé, sous la forme d'une compilation, d'un corpus de connaissances.Depuis le 15 octobre 2011, les indignés de Montréal ont établi leur campement au pied de la tour de la Bourse, du géant médiatique Quebecor et du Centre de commerce international.

Quoi de plus symbolique pour interpeller les décideurs économiques québécois.

Certains trouvent ce mouvement mondial complètement inutile, et ils le dénoncent en ridiculisant les protestataires. Ainsi, plusieurs candidats à l'investiture républicaine aux États-Unis ont lancé un appel aux membres d'« Occupy Wall Street », afin que, précisément, ils s'occupent : « Chercher du travail après avoir pris un bain! ». (Cyberpresse : Des candidats républicains fustigent Occupy Wall-Street)

Au contraire, d'autres ne sont pas prêts à s'en moquer. Ils croient que les manifestants soulèvent des questions importantes pour l'avenir de notre société. Ils trouvent même un appui « auprès des hommes et des femmes d'affaires du quartier ». (Les affaires : Occupons-montréal le message se rend-il).

Pourtant, la fin du campement semble proche.

Car, si ce ne sont pas les autorités municipales qui obligent les protestataires à démanteler leurs installations, le froid et certains problèmes sociaux les rattrapent. Créant d'ailleurs une situation qui apparait paradoxale.

En effet, alors que l'inclusion est l'un des thèmes centraux développé par les indignés, des personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et d'itinérance - des exclus - ont trouvé un refuge accueillant au cœur du village de tentes. Y apportant leurs problèmes... Une situation qui dépasse les penseurs du mouvement. « On est là pour changer le système, mais on passe nos journées à faire du travail social », indiquait l'un d'entre eux. (Cyberpresse : Nuit d'enfer pour les indignés)

D'autres tenaient par ailleurs un discours un peu plus conciliant lors de l'annonce de la « phase trois » des manifestations.
(Le Devoir : Les indignes de montreal promettent de nouvelles actions)

Donc, depuis deux mois, le discours des indignés et leur geste d'éclat - partout dans le monde - ne laissent personne indifférent.

Dans l'Église catholique, plusieurs personnes travaillent quotidiennement auprès des personnes exclues - soupe populaire, bazar, popote roulante, soutien au devoir, etc.

Ils sont également nombreux, à travers des groupes ou des mouvements, à réfléchir sur les causes de la pauvreté et aux moyens concrets de l'éliminer. Tout cela, en compatibilité avec leurs valeurs chrétiennes, telles qu'enseignées dans l'Évangile.

Alors : que retenir du mouvement des indignés et de sa « contribution» à la société? Quels sont les principes de justice sociale qui guident l'Église catholique? Quels sont les passages de la Bible qui influencent son discours et ses actions?

Brian McDonough est directeur de l'Office de la Pastorale sociale de l'Archevêché catholique de Montréal.

Liens

Déclaration officielle des personnes d' « Occupy Wall Street »
(En anglais avec sous-titres français).

Ressources diverses en justice sociale à Montréal


Assemblée des évêques catholiques du Québec - Message du 1er mai 2011 sur l'environnement

Compendium* de la doctrine sociale de l'Église, avril 2004

*Compendium : un abrégé ou un condensé, sous la forme d'une compilation, d'un corpus de connaissances.
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