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Bonne Fête Maman

Le dimanche 11 mai 2008

C’est aujourd’hui la fête des mères. Une journée bien spéciale. Aujourd’hui, la reconnaissance, la tendresse, l’amour s’expriment de façon toute particulière envers celle qui nous a donné la vie.

Une fois par année, il est juste qu’il y ait une fête réservée uniquement à célébrer l’amour des mères envers leurs enfants et l’amour des enfants envers leur mère. Une fête commune à toutes les mamans pour bien souligner le rôle irremplaçable qu’elles jouent dans nos vies. Que serions-nous sans notre mère?

Nous n’avons qu’à penser au besoin de retrouvailles qui pousse bien des adultes à rechercher celle qui leur a donné le jour. Ignorer qui leur a donné l’existence devient, avec le temps, une fissure profonde qui mine l’édifice de leur vie. Il est impératif pour eux de connaître celle qui les a mis au monde pour rétablir pleinement le courant de la vie.

Cela est important parce que nous avons tissé, avec notre mère, nos premières relation humaines qui, au cours des années, vont devenir un riche tissu de relations diverses. C'est à partir de là que se bâtit la confiance en la vie, que l’avenir s’ouvre à nous en mille possibilités, que le bonheur devient le compagnon de nos jours. Et le point de départ restera toujours cette première relation d’amour avec notre mère.

À toutes les mamans, je souhaite une journée remplie de la joie d’être avec votre enfant ou vos enfants. Ceux-ci vous manifestent comment ils vous aiment, combien vous avez du prix à leurs yeux, combien vous restez présente dans leur vie malgré la distance ou les circonstances. Laissez-vous choyer par les attentions qui vous sont adressées. Vous le méritez bien.

Ce jour de fête et de joie est cependant chargé de tristesse pour des mères. Je pense à toutes les mamans qui ont perdu un enfant et qui, à l’occasion de ce jour de fête, ressentent de façon plus intense l’absence d’un être qui leur était si cher. Perdre un enfant est une épreuve qui perturbe le rythme de la vie. Il est dans la logique des choses que les parents meurent avant leurs enfants. Le contraire parait une aberration. Je porte dans ma prière, en ce jour, toutes les mères qui vivent cette situation.

Je pense aux mères qui ont un enfant malade et qui sont accablées par la douleur de voir leur enfant souffrir. Elles ne peuvent trouver espoir que dans la médecine qui apportera la guérison à leur enfant. Parfois, elles doivent apprendre à vivre avec un enfant qui restera toujours dépendant de leur présence et de leur protection. Ma prière leur est aussi assurée.

Je pense aussi à ces mères qui doivent consacrer tout leur temps aux soins de leur vieille mère malade. Elles veillent à ce que rien ne manque à leurs besoins. Grâce à leur amour, leur mère âgée peut terminer ses jours dans une sécurité baignée d’amour filial.

Ces soins donnés à la maison, sur une longue période de temps, font de ces mères des personnes dont on ne peut qu’admirer le dévouement. Elles deviennent des aidants naturels. Ces derniers sont souvent laissés à eux-mêmes et parfois croulent sous le poids de la charge à accomplir.

En février dernier, le pape Benoit XVI a abordé ce sujet lors d’un congrès organisé par l’Académie pontificale pour la vie. Il affirmait : « La société ne peut manquer d’assurer le soutien aux familles qui entendent s’engager à soigner à la maison y compris sur de longue période des personnes qui ont besoin d’une assistance particulièrement importante.»

Ces paroles invitent à entendre les demandes des aidants naturels et d’y apporter réponse. En la fête des mères, elles prennent toute leur actualité.

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11 mai 2008