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Pouvons-nous encore prier les saints? Le dimanche 8 juin 2008 Qui ne connaît pas l’Oratoire St-Joseph et le bienheureux frère André? Et quand nous avons perdu quelque chose d’important, ne se trouve-t-il pas parfois une personne dans notre entourage pour nous suggérer d’invoquer saint Antoine de Padoue, le « patron des objets perdus »? Dans un monde où tout va vite, il peut nous arriver d’oublier qu’il existe d’autres réalités que celles qui se voient. D’où l’intérêt à redécouvrir la pertinence et le sens de la prière. Tout en ayant les deux pieds sur terre, les catholiques croient qu’il existe aussi une « Église invisible » formée de toutes ces personnes qui nous ont précédés, marquées du signe de la foi. Parmi cette foule immense, l’Église reconnaît en des personnes, qui ont marqué leur époque d’une façon particulière, des modèles de foi, d’amour et d’espérance. Elle croit qu’elles sont présentes au cœur de Dieu dans l’éternité. Ce sont les saints et les saintes. Des personnes qui nous sont données en exemple et qui peuvent devenir pour nous des modèles : modèle de prière, de recherche de la volonté de Dieu, de perfection, de charité… Nous connaissons Marie, la mère de Jésus et notre mère. Elle a mis au monde le Fils de Dieu. Elle a accueilli et dit oui au projet de Dieu. Elle a pleinement vécu sa vie de mère et a connu la douleur de voir mourir Jésus en croix. Plus près de nous, le bienheureux frère André demeure pour nous un modèle de simplicité et d’humilité. Comme il a vécu à Montréal et a été l’artisan de la construction de l’Oratoire St-Joseph, nous le connaissons bien. Il nous est proposé comme témoin particulier de la foi vécue au quotidien. Et ainsi de suite pour des milliers de saints et de saintes qui ont marché sur nos routes. Il nous est permis de croire qu’ils sont nombreux aussi, ceux dont le nom est inscrit dans les cieux sans pour autant qu’ils soient officiellement reconnus comme saints ou saintes. Au-delà de l’exemple et du témoignage de leur foi qu’ils nous ont laissés de leur vivant, les saints sont, nous le croyons fermement, toujours vivants auprès de Dieu. C’est notre foi. C’est dire qu’ils sont en mesure, plus que quiconque, d’intercéder en notre faveur auprès du Père éternel. Voilà le sens de la prière que nous leur adressons. Il ne faut pas s’y méprendre. S’il est possible et profitable de demander l’intercession des saints, nous devons également prier Dieu directement. Le dialogue personnel entre Dieu et nous définit notre existence chrétienne. Il ne faut donc pas l’abandonner pour ne nous adresser qu’aux saints et saintes. Il faut plutôt voir la prière des saints comme un dialogue avec les autres membres de la famille de Dieu. En effet, avec nos frères et nos sœurs dans la foi, nous formons une grande famille dont Dieu est le père. Que leurs yeux se soient fermés ou non, ils sont vivants et toujours membres de cette famille. Dans cet esprit, il convient de nous adresser à ceux qui sont déjà entrés dans ce vis-à-vis éternel. Ne sont-ils pas bien placés pour soutenir notre prière devant le Père? Nous pouvons donc nous adresser aux saints et aux saintes avec confiance et assurance. Ils sont auprès du Père en permanence. Confions-leur nos soucis, nos joies et nos peines, nos demandes les plus pressantes. Ils intercèdent pour nous. La belle saison de l’été constitue un temps favorable aux les déplacements. Pourquoi ne pas en profiter pour faire une petite visite dans l’un ou l’autre des nombreux sanctuaires présents au Québec? Chacun propose la dévotion à un saint ou à une sainte. Voilà une façon simple et agréable de renouveler en nous notre foi en la présence invisible mais bien réelle de cette grande famille que constituent les saints et les saintes de Dieu.
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