|
|
|
| ||||
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
C'est l'été Le dimanche 29 juin 2008 C’est l’été, enfin! Après une année bien remplie, les derniers jours de juin nous appellent aux vacances. Ce temps de répit est attendu avec joie par toutes les personnes qui peuvent se payer des vacances ou arrêter de travailler un certain temps. Personnellement, c’est un temps d’arrêt que j’apprécierai particulièrement cette année. Mis à part les mieux nantis d’entre eux, nos arrière-grands-parents et nos grands-parents ne prenaient pas de vacances. Leur vie était tout autre. Ils travaillaient fort certes, mais ils devaient compter avec le rythme des jours et des saisons, faire des pauses quotidiennes et saisonnières. Aujourd’hui, non seulement notre mode de vie est différent mais aussi notre mode de travail. La science, la technologie, les communications, la mondialisation, tout cela a bouleversé nos façons de faire et d’être. Qui dit travail dit maintenant horaires brisés, pression pour produire, efficacité, rendement et perfection exigés, insécurité, perspectives de chômage et tout ce que vous pouvez ajouter pour caractériser la vie bousculée que nous menons. Cela a pour conséquence une tension nerveuse qui nous colle à la peau, autant dans le travail que dans le déroulement de la vie. Quand le stress est vécu à l’extrême, il est source d’épuisement professionnel. Tout le monde connaît des jours où le stress nous gagne et nous écrase de fatigue nerveuse. Nous nous sentons vidés. Nous n’avons que le goût de tout arrêter. C’est alors que nous ressentons le besoin de vacances. Il y a des personnes qui sont des bourreaux de travail. Elles ne peuvent arrêter de travailler. Elles ont besoin de travailler pour être heureuses. Pour elles, les vacances se résument à une ou deux journées sans plus. Mais pour la majorité d’entre nous, les vacances sont un temps béni, attendu et désiré. Un temps pour soi, pour sa famille, pour ses amis. Que l’on parte au loin ou que l’on reste chez soi, c’est un temps pour se retrouver, pour se refaire, pour renouer des relations, pour s’ouvrir à ce que la vie nous offre de beau, pour réaliser ce qu’on remet toujours à plus tard, pour vivre à son rythme et à celui des siens. Un temps aussi pour Dieu, pour nous rapprocher de lui ou le retrouver. Durant l’année, le travail prend souvent toute la place. Les vacances nous aident à lui donner la place qui lui revient. Quand on pense aux vacances, il ne faut pas oublier les personnes pour qui les vacances n’existent pas. Je pense aux personnes retenues par la maladie chez elles, à l’hôpital ou en résidence. C’est à nous de leur procurer un peu de vacances par une visite, un souvenir qu’on leur apporte, le partage de ce que nous avons vécu ou une balade en auto, si la chose est possible. En faisant ainsi, nous pouvons leur faire sentir qu’elles ont une place dans notre vie. Rendre les autres heureux, c’est cela aussi les vacances. Je pense également aux personnes qui ne peuvent se payer des vacances. Heureusement qu’en ce temps de l’année, la ville prend des airs de vacances avec ses festivals et ses nombreux spectacles gratuits. Ses parcs se font invitants pour le pique-nique, les sports ou les concerts qu’on y donne. Ce n’est pas l’évasion à la campagne ou à la mer, mais on peut quand même briser la routine et vivre à un rythme qui permet de refaire le plein de vie et d’expériences heureuses. C'est ma dernière chronique avant les vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée. À vous, lecteurs et lectrices, je souhaite que vos vacances soient bonnes et heureuses. |
| ||||
|
|
Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal www.diocesemontreal.org | |||||