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M. l'abbé Lucien Lebeau
1921
2008
M. l'abbé Jacques Leclerc
1926
2008
M.
l'abbé Jean-René Filion
1928
2008
M.
l'abbé René Turcotte
1923
2008
M.
l'abbé Raynald R. Théorêt
1921
2008
M.
l'abbé Jean-Marc Lacoursière
1923
2008
Fr. Thomas McEntee
1924
2008
M. l'abbé Lucien Lebeau
1921 2008 |
Né le 26 février 1921 - Décédé le 01 février 2008
Après des études aux collèges St-Ignace et Ste-Marie de Montréal et au Grand Séminaire de Montréal, Lucien Lebeau est ordonné prêtre le 31 mai 1947 par S.E. Mgr Joseph Charbonneau.
Vicaire à St-Christophe de 1947 à 1957 il sera par la suite aumônier pour la Commission scolaire de Montréal jusqu'en 1971. Nommé curé de la paroisse St-Christophe en 1971 il sera par la suite Vicaire économe, chargé de ministère et vicaire à la paroisse Ste-Cécile jusqu'à sa retraite en 1986.
Ses obsèques ont eu lieu le 16 février 2008 à 11 heures en l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
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M. l'abbé Jacques Leclerc
1926 2008 | Né le 15 février 1926 - Décédé le 26 février 2008
Après ses études aux collèges Marie Médiatre et Sainte-Marie de Montréal et au Grand-Séminaire de Montréal, Jacques Leclerc est ordonné prêtre le 19 mai 1951 par S.E. Mgr Paul-Émile Léger.
Vicaires à Ste-Brigide et de 1951 à 1956 à Ste-Hélène, il devient assistant directeur au Foyer de Charité en 1956. De 1958 à 1964 il sera Assistant aumônier à l'Hôpital Maisonneuve et Aumônier diocésain de L.O.C.
En 1964 il devient directeur de l'Office des paroisses. Nommé curé de Très Saint Nom de Jésus en 1970 il sera par la suite Responsable général de la Fraternité Sacerdotale Jésus Caritas à partir de 1976. Il reprendra du ministère paroissial en 1981 à Très Saint Nom de Jésus et comme Curé de Saint-Grégoire le Grand de 1983 à 1995. Membre de l'Équipe de Pierrefonds dès 1991 il se joindra également à l'équipe de la Cathédrale et au groupe de prière La Montagne.
Animateur de pastorale au Centre Unitas de 1994 à 1998, il devient responsable des Nouveaux espaces du Catéchuménat de 1998 à 2001.
Ses obsèques ont eu lieu le 29 février 2008 à 11 heures en l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
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M.
l'abbé Jean-René Filion
1928 2008
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Né le 26 mars 1928 - Décédé le 18 mars 2008
Après ses études au Collège André Grasset et au Grand Séminaire de Montréal, Jean-René Filion est ordonné prêtre par S.E. Mgr. Paul-Émile Léger, le 8 juin 1952.
Jusqu'en 1967 il sera successivement vicaires à St-Étienne, Ste-Madeleine-Sophie-Barat, St-Paul de la Croix, St-Vincent de Paul et St-Zotique.
Nommé curé de St-René Goupil en 1967, il sera par la suite curé à St-Émile puis à N.-Dame du St-Rosaire pour trois mandats, jusqu'à sa retraite en 1990. Après une période sabattaqieu de quelques mois, il reprend la ministère comme curé de Ste-Brigide tout en assurant l'aumônerie de la Société Saint-Vincent de Paul.
À nouveau à la retraite en 2000 il assurera néanmoins du ministère comme vicaire à St-Joseph de Montréal, à St-Victor et comme animateur de pastorale au CHSLD Jeanne Le Ber.
Ses obesèques ont été célébrées le 25 mars 2008 à 14 heures en l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
Voici le texte de l'homélie prononcée à cette occasion.
L'évangile de saint Luc nous rapporte la rencontre de Jésus et des disciples d'Emmaüs. Ce
récit éclaire l'événement que nous vivons aujourd'hui : la mort de M. l'abbé Jean-René
Filion. Sans élucider le mystère de la mort qui demeure une énigme pour nous les humains, ce récit nous aidera à vivre dans la foi et la sérénité le départ de celui que nous avons connu et aimé.
L'évangile nous présente un inconnu qui s'introduit aux côtés de deux hommes qui font
marche de Jérusalem à Emmaüs. Ces pèlerins sont atterrés par les événements qu'ils viennent de vivre: la fin tragique de celui en qui ils avaient mis tout leur espoir. A ces hommes abattus par la tristesse, après les avoir longuement écoutés, l'inconnu évoque les Écritures, les paroles des prophètes et il leur déclare: « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans la gloire ? »
Attentifs et étonnés à la fois par ces propos, les disciples, à l'entrée du village, cherchent à
retenir leur compagnon: « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse ». Et au
delà de leur manque de foi, c'est à la fraction du pain que s'ouvrent les yeux des disciples qui reconnaissent en leur hôte la personne de Jésus: « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route et qu'il nous faisait connaître les Écritures ».
Ce cheminement des disciples d'Emmaüs, les chrétiens sont appelés à le faire à un moment ou l'autre de leur vie, particulièrement dans la perte d'un être cher. Dans la tristesse, parfois dans le désarroi, nous avons besoin de marcher longuement avec Jésus pour comprendre l'épreuve de la mort, qui est toujours une rupture qui fait mal. C'est après avoir exprimé notre peine, après avoir verbalisé ce qui cause notre angoisse, après avoir été écouté par nos proches, après avoir gagné leur confiance, que nous pouvons découvrir la présence de Jésus parmi nous, une présence qui apaise et donne la force de repartir. Repartir au lendemain de Pâques, après avoir vécu la passion et la mort, avec le Ressuscité, nous rappelant un frère attentif, un ami fidèle, un pasteur qui est allé jusqu'au bout de sa vie, pour nourrir, guider, accompagner les brebis confiées à son ministère pastoral.
Jean-René est né le 26 mars 1928 à Montréal. Il est le fils d'Alfred Filion et de Jeanne
Chaput. Il étudie à l'école Saint-Gérard, au Collège André-Grasset et au Grand Séminaire de Montréal. Il est ordonné prêtre par le Cardinal Paul-Émile Léger à sa paroisse Saint-Alphonse d'Youville le 8 juin 1952.
Il fut successivement vicaire à Saint-Étienne, Sainte-Madeleine-Sophie-Barat, Saint-Paul-de-la-Croix, Saint-Vincent-de-Paul. Un an aumônier diocésain dans les mouvements d'action catholique et les Camps familiaux, il revient en 1959 vicaire à la paroisse Saint-Zotique. En 1967, Mgr Paul Grégoire lui confie la paroisse Saint-René-Goupil où il y travaille comme curé jusqu'en 1971. Après quelques mois de repos, il accepte la cure de Saint-Émile et en 1977 celle de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire où il accomplit son ministère jusqu'en 1994. Après quelques mois de repos, l'abbé Filion est nommé curé à Sainte-Brigide et en même temps aumônier diocésain de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, jusqu'en l'an 2000. Dans une retraite encore active, il accepte des ministères ponctuels aux paroisses Saint-Joseph et Saint- Victor, aux Centres hospitaliers de longues durées Jeanne-Leber et Plateau Mont-Royal, aux Pavillons Bruchési et Jean-de-la-Lande et enfin à la paroisse Saint-René-Goupil.
En février 2007, l'abbé Jean-René, souffrant et malade, se retire à la Résidence Ignace-Bourget où il nous quitte au milieu de ses confrères le 18 mars dernier.
C'est ce pasteur qui nous rassemble encore aujourd'hui, un bon pasteur qui a servi jusqu'à l'usure son Église en ses frères et sœurs rencontrés sur sa route. Une route qui a connu dans les cinquante dernières années des tournants rapides: la révolution tranquille, la
sécularisation abusive de la société, la désaffectation religieuse, les changements apportés par le Concile. L'abbé Jean-René a toujours bien géré ces tournants, demeurant fidèle à lui-même et à son Église. Dans l'épreuve et la maladie, il a gardé la route avec la même volonté d'aller jusqu'au bout du chemin.
J'ai eu le bonheur de rencontrer ce prêtre au lendemain du Concile, dans mes premières
années de sacerdoce, à la paroisse Saint-René-Goupil où je faisais le ministère dominical.
Quel accueil j'ai reçu de celui qui venait d'accepter la responsabilité de ce milieu en pleine expansion, où la population augmentait d'année en année, avec tous les problèmes engendrés dans un centre urbain. Calme et lucide, l'abbé Filion a cherché à y répondre. Il s'est entouré d'une équipe de prêtres et de laïcs qui se sont partagés les tâches pastorales et administratives, collaborant avec les organismes en place. Faisant confiance à tous et à chacun, il exerçait son rôle de pasteur, allait à l'essentiel, tout en restant proche des personnes, pour les soutenir, les encourager, corriger ce qui pouvait dévier du but à atteindre.
Aussi, quel bonheur de travailler à un même projet dans l'harmonie. Que de joies partagées dans les célébrations liturgiques dans cette petite église récemment construite pour la liturgie nouvelle. Quelle joie de retrouver chaque dimanche une assemblée qui priait, chantait avec ferveur dans la beauté, et de continuer la fête avec des airs connus autour d'une même table pour le repas fraternel. Que d'idées échangées en toute spontanéité et amitié. On pouvait alors se rappeler les versets du psaume: « Qu'il est bon de vivre ensemble comme des frères ».
Du matin au soir, sept jours par semaine, le pasteur était présent à sa communauté par son
accueil, sa bonté, son sourire, ses gestes gratuits. Les murs de son presbytère ne suffisait pas à contenir ceux et celles qui lui prêtaient aide et services. A certains moments, il est allé jusqu'à laisser sa chambre pour héberger des prêtres qui frappaient à sa porte, se réfugiant sur la galerie dans un sac de couchage pour la nuit. Tel était l'homme et le prêtre, prêt à se passer du nécessaire pour secourir un frère, oubliant toutes règles de prudence.
Aussi, devait-il un jour en payer le prix et palier à ces écarts qui abîmaient sa santé, en
consentant à apporter un peu de raison à ses gestes de foi et de charité. Partout où l'abbé
Filion est passé, il a laissé dans les esprits et les cœurs les traces de sa foi et de sa charité.
Monsieur l'abbé Raoul Garcia pourra à son tour vous faire part des gestes concrets de ce
prêtre à son arrivée au pays. Plus d'une fois, Mgr Paul Grégoire, son évêque, lui a exprimé sa .confiance et son admiration, en lui confiant des missions difficiles, particulièrement dans des milieux défavorisés. Le vicaire épiscopal, lui aussi, a reconnu les dons et les charismes de ce prêtre; avant le renouvellement de son mandat à Notre-Dame-du-Rosaire, il traçait le portrait du pasteur : « fervent et d'une foi solide, il a le sens de l'Église et un grand respect de l'autorité. Il est jovial, il a l'esprit ouvert, il est dynamique, très disponible. Il voit à tout.
Charitable, il s'oublie toujours pour les autres. Il accepte les gens comme ils sont. On peut
facilement s'entendre avec lui. Inspirant confiance, il sait faire confiance et encourager. Il
prend le temps d'analyser les situations avant de prendre une décision. Il est ouvert aux jeunes et sait comprendre. Il délègue, il suscite le bénévolat et l'engagement...il a l'art de détecter les organismes du milieu et de coopérer avec eux. On l'invite à prendre sa journée de congé. »
Les fidèles qui ont eu ce prêtre comme curé témoignent avec le même enthousiasme de
l'esprit et du cœur de ce pasteur, soulignant sa générosité, sa bonté naturelle, son accueil pour les pauvres et les émigrés et sa collaboration avec tous les milieux de la société. En quittant la paroisse où il a grandi et exercé son ministère, il s'adressait à ses paroissiens en ces mots : « En reconnaissance de ce que j'ai reçu ici, je prierai pour vous tous et je demanderai au
Seigneur de vous bénir pour que vous continuiez d'être des personnes responsables, dévouées et heureuses de servir à l'exemple de Jésus. C'est une route de vrai bonheur !»
L'abbé Jean-René a emprunté lui-même cette route, avant de la recommander aux autres, Il a été un prêtre heureux, heureux de servir. Heureux de se ressourcer à l'évangile, profitant des stages de pastorale à différentes étapes de sa vie, pour retrouver lumière, force et courage pour mieux accomplir sa mission. Ainsi, après quelques épisodes de fatigue et de maladie, il pouvait rebondir et répondre avec un souffle nouveau à ses engagements de pasteur.
C'est en cheminant avec le Ressuscité que l'abbé Filion a vécu son quotidien, à travers épreuves, contrariétés, maladies. En chacune de ses eucharisties le Christ se révélait à lui dans la foi et comme les disciples d'Emmaüs, il repartait pour Jérusalem, à la rencontre de ses frères et sœurs, pour proclamer la Bonne Nouvelle de l'évangile. Aussi, en jetant un second regard sur cette vie pleine et réussie, la vie d'un bon pasteur, nous pouvons, après la peine et la tristesse, éprouver la joie et la sérénité, et le goût de servir à notre tour nos frères et nos sœurs. AMEN !
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M.
l'abbé René Turcotte
1923
2008 |
Né le 12 janvier 1923 - Décédé le 16 mai 2008
Après ses études au Collège de Montréal et au Grand Séminaire de Montréal, René Turcotte est ordonné prêtre par S.E. Mgr Conrad Chaumont le 30 mai 1948.
D'abord vicaire à la Cathédrale de 1948 à 1954, puis à St-Jean-Berchmans de 1954 à 1963, après un bref ministère d'un an à l'hôpital Maisonneuve, il est nommé curé de la paroisse St-Sylvain où il exercera son ministière jusqu'à la fin de son service.
Ses obsèques ont été célébrées le 24 mai 2008 à 10 heures en l'église Saint-Sylvain.
Voici le texte de l'homélie prononcée à cette occasion.
Né à la paroisse Saint-Pierre-aux-Liens à Montréal, René est le fils d'Honoré Turcotte et de Ralinda Cartier. Il étudie au Collège de Montréal et au Grand Séminaire. Ordonné prêtre le 30 mai 1948 dans sa paroisse natale, il reçoit de son évêque, Mgr Joseph Charbonneau, sa première nomination à la Cathédrale. Après six ans de service pastoral, il est nommé vicaire à la paroisse Saint-Jean-Berchmans. En 1963, il travaille un an comme aumônier à l'Hôpital Maisonneuve. Le 19 mai 1964, Mgr Grégoire l'invite à prendre la responsabilité, comme curé, de la paroisse Saint-Sylvain de Laval, où il donne le meilleur de lui-même durant 36 ans, jusqu'au moment de sa retraite partagée avec des confrères à la Résidence Ignace-Bourget. C'est là, dans la paix, sans bruit, comme il a vécu, qu'il nous quitte pour la Maison du Père, vendredi, le 16 mai dernier.
Je conserve un souvenir ému de ce prêtre, qui durant plusieurs années m'a aimablement accueilli comme ministre de la confirmation. A chacune de ces visites, il me conduisait à l'école pour rencontrer professeurs et élèves qu'il connaissait bien. Il me parlait simplement de sa communauté qui se rassemblait chaque dimanche, toujours avide d'écouter sa parole concentrée dans une brève homélie préparée avec soin durant la semaine. Les paroissiens se souviennent du pasteur toujours présent et prêt à répondre à leur demande.
Aujourd'hui, en cette dernière rencontre, vous témoignez de votre reconnaissance pour tout ce qu'il a été pour vous et vous le conservez dans votre souvenir et votre prière. Je suis heureux de m'associer à vous ce matin dans la prière et de témoigner à mon tour de la reconnaissance de l'Église de Montréal.
Aussi, au nom de notre évêque, M. le, Cardinal Jean-Claude Turcotte, je présente à la famille, à ses sœurs Thérèse et Hélène, à ses neveux et nièces, mais aussi à la grande famille de Saint-Sylvain, aux confrères présents, l'expression de mes sentiments de sympathie et mes condoléances.
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M.
l'abbé Raynald R. Théorêt
1921
2008 |
Né le 12 novembre 1921 - Décédé le 17 mai 2008
Après ses études au Collège St-Laurent et au Grand Séminaire de Montréal, Raynald Théorêt est ordonné prêtre par S.E. Mgr Joseph Guy, O.M.I., le 8 mai 1947.
Il sera vicaire jusqu'en 1966 dans les paroisses de Ste-Dorothée, de St-Barthélémy, de St-Enfant Jésus de Pointe aux Trembles et de la Nativité de la Sainte-Vierge.
Après une année d'études à l'Institut Dominicain de Pastorale, il est nommé curé de Ste Bibianne jusqu'en 1977. Il prend alors en charge la paroisse St-Eusèbe de Verceuil jusqu'à sa retraite en 1999. Malgré sa retraite il continuera à rendre service entre autres à St-Louis de Gonzague et à la Visitation et, par la suite, il sera vicaire pour les périodes de vacances dans diverses paroisses du diocèse.
Ses obesèques ont été célébrées le 22 mai 2008 à 14 heures en l'église Ste-Geneviève.
Voici le texte de l'homélie prononcée à cette occasion.
La mort est toujours l'occasion de réfléchir sur notre destinée. L'expérience nous apprend que la seule raison ne va pas très loin dans sa recherche de sens. Jésus lui-même n'apporte pas de réponses toutes faites à nos questions. Il a préféré entrer lui-même dans la mort et nous accompagner vivant sur le chemin de nos peines et de nos deuils et nous apporter force et lumière. C'est dans la foi en Celui qui nous trace le chemin qu'il est possible de franchir le seuil de la mort avec sérénité, sans nous heurter et nous briser à jamais. Ce chemin de lumière, c'est notre espérance, l'espérance à toute épreuve, la grande espérance, celle que nous apporte Jésus le Sauveur. Par grâce, nous sommes les héritiers de cette espérance, une espérance qui procède de la foi en Jésus-Christ, la foi que nous apporte sa Parole: « La volonté du Père qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour» (Jean, 6,39).
C'est la foi en cette parole fondatrice qui soutient notre espérance: le Seigneur vivant et ressuscité nous prendra avec Lui. La foi, en effet, est « la substance des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas. Par la foi, nous jouissons déjà de ces biens, la totalité des biens, la vraie vie...la certitude que Dieu ne nous laisse pas tomber, l'assurance de pouvoir vivre toujours, qui vient de la présence de ces biens », nous rappelle Benoît XVI dans sa lettre sur l'espérance chrétienne.
Toute la vie de l'abbé Raynald Théorêt a été marquée par cette espérance. Elle lui a permis, dès son jeune âge, de prendre parti pour les pauvres et les faibles. Cette espérance a orienté ses choix de vie, elle a guidé et soutenu le prêtre dans les tournants difficiles qu'a connus l'Église dans les cinquante dernières années. Découvrons ensemble cet itinéraire.
Raynald est né le 12 novembre 1921 à Montréal. Il étudie au Collège Saint-Laurent et au Grand Séminaire. Ordonné prêtre le 8 juin 1947 par Mgr Joseph Guy, O.M.I., il est nommé vicaire à Sainte-Dorothée et, neuf ans plus tard, à Saint-Barthélemy. En 1961, le Cardinal Paul-Émile Léger l'invite à œuvrer à Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles et, delà, cinq ans plus tard, à la paroisse de la Nativité. En 1968, il profite d'un stage de ressourcement à l'Institut de Pastorale. L'année suivante, l'Évêque le nomme curé à la paroisse Sainte-Bibianne et, en septembre 1977, l'abbé Théorêt assume la responsabilité pastorale à Saint-Eusèbe-de-Verceil durant plus de vingt ans. À ce moment, dépassant l'âge de la retraite, le pasteur accepte de rendre des services ponctuels dans différentes résidences pour personnes âgées et dans les paroisses avoisinantes de la maison familiale à Sainte-Geneviève où il séjourne jusqu'à l'heure de son décès le 17 mai dernier.
Ce long parcours, l'abbé Raynald Théorêt l'a vécu dans la sérénité, conscient du don reçu au jour de son ordination par l'imposition des mains de son évêque. Aussi, le prêtre n'a pas passé beaucoup de temps à se chercher et à se questionner sur son identité. Tout était clair pour lui. Aussi, ses paroles et ses gestes prenaient tout leur sens quand il montait à l'autel, quand il entendait la confession des personnes, quand il répandait l'huile sainte sur le front des malades ou des moribonds. Il savait par la foi que ses paroles et ses gestes étaient porteurs de Dieu: don du pain de vie, don du pardon des péchés, don de la guérison spirituelle à l'approche de la mort.
Cette foi profonde en son sacerdoce lui a permis de garder la paix et la sérénité dans ses épreuves personnelles mais aussi dans les changements qui ont suivi le Concile et les bouleversements que connaît encore l'Église. Cette foi lui a donné la force de marcher droit devant lui et de toujours espérer des jours meilleurs.
À cette dimension spirituelle de son ministère s'ajoute chez ce prêtre un sens pratique peu commun qui lui a permis de prendre les bonnes décisions dans l'administration des biens que l'Église lui confiait. Aussi, à la paroisse Saint-Eusèbe notamment, le curé a conservé en bon état un important patrimoine, en partageant avec les laïcs les tâches administratives qui s'imposent dans l'entretien et la réparation de vieux bâtiments.
Cette belle et grande église a permis au pasteur d'accueillir en pèlerinage de nombreux malades qui viennent encore prier saint Pérégrin. Cette initiative se continue depuis plus de vingt ans et permet à des milliers de personnes de conserver l'espérance dans l'épreuve de la maladie.
Ces dons du pasteur, l'abbé Raynald a su les déployer dans différents comités et conseils d'administration, comme celui du Fonds Communautaire du Clergé. C'est avec joie que le prêtre s'est montré solidaire de ses confrères et toujours prêt à être au service de son évêque. L'évêque, en effet, était pour lui l'autorité qu'il a toujours respectée.
Cette longue marche en ces années marquées par le changement n'a sans doute pas toujours été facile. Mais dans la foi et l'espérance vécues au jour le jour, le prêtre a conservé des espaces pour la prière, qui lui ont permis de faire le point en temps opportun et de garder le cap sur l'essentiel: le Christ vivant et ressuscité et la promesse de sa Parole: « la volonté du Père qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour» (Jean, 6,39). AMEN!
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M.
l'abbé Jean-Marc lacoursière
1923
2008 |
Né le 01 août 1923 - Décédé le 28 mai 2008
Après des études au Séminaire des Oblats à Chambly et au Scolasticat des Oblats et des Pères de Ste-Croix, Jean-Marc Lacoursière est ordonné prêtre le 15 juin 1957 par M. le Cardinal Paul-Émile Léger.
Il sera tour à tour vicaire aux paroisses St-Hyppolyte, St-Louis de France et St-Mathias. Une santé fragile l'oblige à se retirer en 1963 au Foyer Querbes.
Ses obsèques ont eu lieu le 31 mai 2008 à 10 heures en l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
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Fr. Thomas McEntee
1924
2008 |
Born April 26, 1924 - Died May 29, 2008
After his studies at the Seminary of Philosophy in Montreal and St. Paul's Seminary in Ottawa, Thomas McEntee was ordained to the priesthood on May 30, 1954 by Bishop Lawrence P. Whelan at St. Gabriel the Archangel in Montreal.
He was parish assistant at St. Gabriel,s and St. Kevin's and then in 1965 he was named Priest-in-charge at St. Philip Neri mission. In 1967 he pas named Pastor at St. Kevin's and in 1974 Pastor at St. Edmund of Canterbury where he continued his ministry until his retirement in 2002.
Mass of Christian Burial was on June 2, 2008 at 11 a.m. at St. Edmund of Canterbury Parish.
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