Au moment où vous lirez mon billet d'aujourd'hui, vous aurez sans doute appris que ma mère est décédée le 2 janvier, après que j'aie passé la nuit auprès d'elle.
Je vous invite à rendre grâce pour tout ce qu'elle a été pour moi et les membres de ma famille et à prier pour elle.
Au début de 2009, il convient que je vous adresse quelques souhaits. J'ai pensé le faire en m'inspirant de l'apôtre Paul. Il savait si bien inciter les membres des communautés chrétiennes à poursuivre leur route avec enthousiasme et courage! Et nous fêtons présentement le bimillénaire de sa naissance.
Mon premier souhait s'adresse particulièrement à ceux et celles qui, d'une manière ou d'une autre, sont impliqués dans la mise en œuvre de la mission qui leur est confiée dans l'Église. Et j'en suis! Nous avons à « être » et à « faire ». À être avec Dieu afin d'agir en répondant à ses attentes. Il fut un temps où ce que nous avions à accomplir ne nous posait que peu de questions, presque tout étant assez bien déterminé à l'avance. Ce n'est plus le cas. Nous devons régulièrement réexaminer nos objectifs, nous fixer des priorités, réajuster nos manières de faire, évaluer notre travail. On nous demande d'être créatifs, tout en conservant ce qui mérite de l'être et en laissant derrière nous ce qui a fait son temps. Impossible de tout maintenir ni de tout faire. Des choix s'imposent. Voici donc mon premier souhait: « N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le » (1 Th 5, 19-21).
Je pense maintenant à ces chrétiennes et ces chrétiens qui vivent des heures, des jours et même des années difficiles. Être chrétien, travailler au sein de l'Église leur devient de plus en plus pesant. Leur enthousiasme est à la baisse. Peut-être s'est-il éteint. Ils sont déçus, secoués, blessés par diverses réalités qui concernent l'Église à laquelle ils appartiennent. Ils ne voient pas – ou si peu – le fruit de leurs efforts. Ils ont le sentiment que trop de choses auxquelles ils ont cru s'écroulent. Pour tous ceux-là, voici mon second souhait: « Cherchez votre force dans l'union avec le Seigneur et dans sa grande puissance; [...] ayez la vérité comme une ceinture serrée autour de votre taille; prenez sur vous la droiture comme une cuirasse, mettez le zèle à annoncer la Bonne Nouvelle de la paix comme des chaussures à vos pieds » (Ép 6, 10.14-15).
Et maintenant, mon dernier souhait. Il me tient particulièrement à cœur et je le considère comme le couronnement des deux autres: « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus » (1 Th 5,16-18). Si la joie n'est pas en nous, comment les gens qui nous entendent et nous voient vivre croiront-ils que la foi en Jésus est un chemin de bonheur ? Si la joie n'émane pas de nous comme d'une source, comment pourrons-nous donner à penser que l'espérance et l'amour chrétiens aident à traverser les jours difficiles ? J'aime beaucoup ce que Friedrich Heer a écrit : « Le monde de demain appartient à ceux qui annoncent la joie ».
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When you read today's column, you will probably have heard about my mother's death on January 2nd, after I had the privilege of spending the night at her side.
I ask you to give thanks to God for what she meant to me and the members of my family and to keep her in your prayers.
As we begin 2009, I would like to share several wishes with you. To do so, I’ve drawn inspiration from the Apostle Paul. He knew exactly how to motivate the early Christian communities to continue forging ahead with enthusiasm and courage. We are, in fact, currently celebrating the second millennium of his birth.
I address my first wish to all those who, in one way or another, have been entrusted with a particular work or mission in the Church. I am one of them! We need to “be” and to “act”. To “be” with God as we try to act on the expectations he has set. There was a time when doing just that did not really pose any major questions, because the way of doing things was very well established. This is no longer the case. We now must regularly review our objectives, establish our priorities, readjust our ways of doing things, and evaluate our work. We are asked to be creative, as we keep what needs to be kept and discard what is no longer essential. We can’t keep everything nor do everything. Choices have to be made. Here is, therefore, my first wish: “Do not quench the Spirit. Do not despise prophecies, but test everything; hold fast to what is good” (1 Thessalonians 5: 19-21).
I now turn to those men and women who are living through difficult moments, days or even years. For some, to be a Christian and to work in the Church becomes more difficult as the days go on. Their enthusiasm is at an all-time low, maybe even gone completely. They are disappointed, shaken, hurt by various things they’ve experienced within the Church. They no longer see – even if so slightly – the fruit of their work. They seem to think that all in which they ever believed has caved in on itself. For all those, here is my second wish: “Finally, be strong in the Lord and in the strength of his might... Stand therefore, having fastened on the belt of truth, and having put on the breastplate of righteousness, and, as shoes for your feet, having put on the readiness given by the gospel of peace” (Ephesians 6: 10, 14-15).
And now my last wish. I am very fond of it as I consider it the jewel in the crown comprising the other two: “Rejoice always, pray without ceasing, give thanks in all circumstances; for this is the will of God in Christ Jesus for you” (1 Thessalonians 5: 16-18). If joy does not fill our hearts, how will those who hear us talking and observe our daily living believe that following Jesus Christ leads to happiness? If joy does not flow from us like a gushing spring, how will we witness to the fact that Christian love and hope help us through the difficulties of life? I really like this quote from Friedrich Herr: “Tomorrow’s world belongs to those who announce joy.”
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