Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de célébrer la messe à l’occasion du 325e anniversaire de la paroisse de la Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie à Repentigny. Il s’agit d’une des quatre paroisses du diocèse à avoir été érigée canoniquement par Mgr François de Laval. Les autres étant Notre-Dame, Très-Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles et Saints-Anges Gardiens à Lachine, toutes trois en 1678.
À l’époque, plus de cent-cinquante-ans, avant l’érection du diocèse de Montréal en 1836, la juridiction de l’évêque de Québec s’étendait à toutes les possessions françaises d’Amérique du Nord, depuis le Mississippi jusqu’aux Grands Lacs et des Grands Lacs jusqu’à l’Acadie et Terre-Neuve.
La paroisse de la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie fut érigée canoniquement le 4 novembre 1684 dans la Seigneurie de Pierre Le Gardeur de Repentigny. Depuis 1679, un prêtre missionnaire desservait déjà la population du secteur. Les premiers registres datent de cette année-là.
Il vaut la peine de visiter l’église de la Purification dont la construction a été amorcée en 1723. C’est la plus ancienne du diocèse de Montréal. D’abord connue sous le vocable de l’Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie, son nom a été changé en celui de la Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie en 1838 par Mgr Jean-Jacques Lartigue.
Œuvre magistrale de plusieurs maîtres de renom, l’église a été la proie des flammes en 1984. Restaurée par la suite, elle constitue l’un des joyaux du patrimoine religieux du diocèse de Montréal.
Conflit de travail
au Journal de Montréal
Vous avez peut-être remarqué que ma chronique n’a pas été publiée dans le Journal de Montréal de dimanche dernier. À l’exception de la période estivale, c’est la première fois qu’il en était ainsi depuis que j’ai amorcé cette collaboration en décembre 1995. C’est M. Pierre Péladeau lui-même qui, à l’époque, m’avait demandé de publier un texte chaque dimanche. J’ai été un chroniqueur fidèle.
Cependant, en raison de la situation qui prévaut actuellement au Journal, je me sens moralement obligé de suspendre la production de mon texte, n’ayant jamais franchi une ligne de piquetage et n’ayant pas l’intention de le faire, sans pour autant me prononcer sur la nature des enjeux entre les parties.
Nous verrons plus tard pour la suite des choses.
Je vous souhaite une bonne semaine.
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Last Sunday, I had the pleasure of presiding at the 325th-anniversary mass for the Parish of the Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie in Repentigny. It is one of four diocesan parishes to have been canonically erected by Bishop François de Laval. The other three, all erected in 1678, are Notre-Dame in Old Montreal, Très-Saint-Enfant-Jésus in Pointe-aux-Trembles and Saints-Anges Gardiens in Lachine.
At the time — more than 150 years ago, before the erection of the Diocese of Montreal in 1836 — the Bishop of Québec had jurisdiction over all of the French possessions in North America, ranging from the mouth of the Mississippi River to the Great Lakes and from the Great Lakes to Acadia and Newfoundland.
The Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie Parish was canonically erected November 4, 1684, in the Seigneury of Pierre Le Gardeur, in Repentigny. Since 1679, a missionary priest had been serving the population living there. The first registers date back to that year.
The parish church is well worth a visit. The construction was started in 1723. It is the diocese’s oldest church. It was first named Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, but its name was changed to the Purification-de-la-Bienheurese-Vierge-Marie in 1838 by Bishop Jean-Jacques Lartigue.
Masterfully created by many renowned artists, the church was damaged by fire in 1984. Restored after that, it is considered one of the patrimonial jewels of the Archdiocese of Montreal.
Work conflict at
the Journal de Montréal
You might have noticed that my weekly column in the Journal de Montréal was not published last Sunday. It is the first time this has happened – except for the summer months – since my column first appeared in December 1995. Mr. Pierre Péladeau himself had asked me, at that time, to publish a text every Sunday. I have been a faithful columnist.
However, because of the prevailing situation at the Journal, I feel morally obligated to interrupt my column, since I have never crossed a picket line and I have no intention of doing so; nor do I intend to take a stand on the nature of the issues involved between the two parties.
We shall see, later on, how things evolve.
Wishing you a very good week,
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