Cette année, la fête des mères revêt un caractère nouveau pour moi. Ma vieille maman n’est plus. Elle nous a quittés au début de janvier. Mes sœurs, mes frères et moi ne fêterons plus avec elle comme chaque année.
La fête des mères nous permet cette année de prendre davantage conscience de l’influence que notre mère a eue sur nous. Sans elle, serions-nous les mêmes personnes? En remontant les années, nous pouvons déceler comment nos comportements, nos attitudes et nos valeurs sont tributaires de ce que nous avons vécu enfant ou adolescent à la maison. Ce mélange de paroles et d’exemple, de permissions et de refus, d’écoute et de conseil s’appelle l’éducation.
En ce domaine, on sait que le rôle joué par notre mère a été marquant. Il est vrai qu’il ne faut pas négliger l’apport de notre père. On a assez dit comment l’absence du père dans l’apprentissage de la vie d’un enfant a des conséquences négatives voire dévastatrices. On ne peut que reconnaître son importance. Mais en pratique, la question de l’éducation des enfants n’est-elle pas souvent remise entre les mains de la mère? « Va voir ta mère! » est la phrase typique que tous ont entendue un jour. La relation particulière mère-enfant qui se tisse dès avant la naissance dans le sein de la mère peut expliquer l’affinité avec ce rôle éducatif qui sied si bien à la mère.
Plus que jamais, il est difficile de remplir ce rôle. Les parents le savent bien. Tant de sollicitations, tant d’opinions sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire, tant d’exigences. De plus, la conciliation travail famille ajoute au problème. Mais on sait qu’il est essentiel pour que l’enfant grandisse en harmonie avec lui-même et avec les autres. Consacrer du temps à son enfant est nécessaire pour lui permettre de se dire, de raconter ce qu’il a vécu à l’école, avec ses amis.
Pour les parents chrétiens, l’éducation a aussi une dimension religieuse, La foi ne se sépare pas de la vie. Si elle est vivante, elle informe toute l’existence. À la maison, l’éducation religieuse trouve un milieu naturel pour se faire. Historiquement, on a demandé à l’école de jouer principalement ce rôle. La société d’alors était homogène. La famille, l’école et la paroisse véhiculaient la même vision des choses. Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Il revient à la famille et à la communauté chrétienne d’assumer ensemble, chacune à sa manière, l’éducation à la foi. De fait, la mère a toujours joué un rôle dans l’éveil religieux et l’éducation religieuse. Aujourd’hui, l’exercice de ce rôle est encore plus nécessaire, si on tient vraiment à partager et transmettre l’héritage chrétien qui est le nôtre.
En terminant, je veux adresser mes hommages et mes souhaits à toutes les mères qui liront ce texte. Que le Seigneur vous bénisse.
À tous ceux et celles qui auront la chance de voir ou de parler à leur mère dimanche prochain, je souhaite de bien profiter de tous ces instants de bonheur.
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This year, Mother’s Day holds a new meaning for me. My dear mother is no longer with us. She passed away in early January. My sisters, brothers and I will not be gathering to celebrate with her as we had done each year until now.
This Mother’s Day leads us to appreciate the influence Mother had on each one of us. Without her, would we have turned out as we have? Looking back, we can see how our behaviour, attitudes and values are rooted in what we experienced at home as children and teenagers. This combination of words and deeds, permission sometimes granted and sometimes refused, an attentive ear and good advice is called education.
In this area, our mother played a significant role. That’s not to forget or diminish our father’s influence upon us. Much has been said of the negative effects, described as devastating, upon a child’s upbringing when a father is absent. We cannot underestimate his importance. But in practical terms, isn’t the education of children usually left in the mother’s hands? “Go and see your mother!” is the typical phrase all of us have heard growing up. The special mother-child relationship, woven before birth in the mother’s womb, can explain the particular affinity for educating children that fits mothers so well.
More than ever, it is increasingly difficult to fulfil this role. Parents know that only too well. There are so many opinions and ideas regarding what one should or shouldn’t do, so many demands. Furthermore, reconciling the demands of family life and work adds to the challenge. But we know that children must grow in harmony with themselves and with those around them. Spending time with one’s child is necessary for him/her to feel comfortable expressing themselves, saying what he/she has experienced in school and with friends.
For Christian parents, education also has a religious dimension. Faith cannot be separated from life. A living faith impacts every aspect of our life. The home offers a natural environment for religious education. Historically, we had asked the school system to play a primary role. Our society was, at that time, more homogenous. Family, school and parish shared the same vision of life. Today, it’s another reality. It is now the task of the family and the Christian community to work together to provide faith education, each in their own way. In fact, mothers have always played a role in the religious awakening and education of their children. Being attentive to this role is even more necessary if we are to share and transmit our Christian inheritance to the next generation.
In closing, I would like to pay tribute and offer my best wishes to all the mothers who read this text. May God bless you.
To all those who will have the privilege of seeing or talking to their mothers this coming Sunday, I hope that you take full advantage of these happy moments.
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