Dieu a pris très au sérieux notre condition humaine. La preuve? Il n’a pas joué à être un homme, il a choisi de s’incarner dans une famille. Comme tous les enfants, il a appris à marcher et à parler dans une famille. C’est là qu’on lui a appris à aimer. Il y a sans doute connu ses premières joies et ses premières peines.
C’est dans sa famille qu’il a appris à démêler le vrai du faux, le bien du mal. Et c’est dans les mots que lui ont enseignés ses parents, Joseph et Marie, que Jésus a parlé de Dieu. C’est ainsi qu’il a fait de la famille la première cellule de l’Église à qui il a confié le soin de propager son message d’amour universel. Il en a également fait la base essentielle de toute société, puisque que c’est au cœur des familles que se forment les citoyennes et les citoyens de demain.
Alors que se déroule la Semaine québécoise des familles, je souhaite que la famille demeure un lieu propice à l’apprentissage de l’amour avec tout ce que cela comporte de joies, de difficultés, de défis. Une famille où, idéalement, une mère et un père se consacrent à leurs enfants. Une famille où frères et sœurs se sentent acceptés, respectés, aimés, pardonnés. Une famille où l’on sait s’attendre, où on donne à chacun la chance de grandir à son rythme.
Je souhaite aussi que, dans chaque famille, le ou les parents aient suffisamment de force et de patience, de fermeté et de tendresse pour être une présence de Dieu pour les enfants. Que, malgré toutes leurs limites, quelque chose de Dieu passe dans leurs gestes et leurs paroles de tous les jours. Je me dis souvent que le premier visage que les enfants voient de Dieu, c’est celui de leur père et de leur mère.
Nous vivons présentement une période d’insécurité économique qui frappe l’ensemble de nos sociétés, engendrant d’innombrables conséquences désastreuses pour l’équilibre des familles. Nous vivons également une époque où toutes les valeurs sont remises en question, ce qui n’est pas facile pour la santé des familles.
Les temps sont durs pour la famille. En même temps, jamais la société n’a eu autant besoin d’elle. C’est la première école de la vie. Comment pouvons-nous l’aider?
En terminant, je vous invite à lire le message que la Table provinciale de pastorale familiale a écrit en collaboration avec le Comité du laïcat de l’AECQ à l’occasion de la Semaine québécoise des familles qui se poursuit jusqu’au 17 mai.
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God holds the human condition in high regard. The proof? Jesus did not simply assume a human role; he chose to enter the world of humanity as part of a family. Like all children, he learned to walk and talk under the guidance of his family. This is where he learned about human love. More than probably, this is where he experienced his first joys and sorrows.
In the family setting, he learned right from wrong, good from evil. It is through language acquired from Joseph and Mary that he spoke of God. In so doing, he made the family the primary unit of the Church, conferred with the mission of spreading his message of universal love. He also made the family the basic unit of society, since it is within the family that tomorrow’s citizens are being formed today.
As we celebrate Québec Family Week, I hope that the family remains the best place to learn about love, with all its joys, difficulties and challenges. A family where, ideally, a mother and father are devoted to their children. A family where brothers and sisters feel accepted, respected, loved and forgiven. A family where there is patience and where everyone can develop at his/her own pace.
I also hope that in each family, the parents or parent may have sufficient strength and patience, firmness and tenderness to offer their children a living witness of God’s presence. May some aspect of God shine through their daily words and actions despite their human weaknesses. I often reflect upon the fact that the first image of God that children see is the face of their mother and father.
We are currently living through a period of global economic uncertainty, with innumerable devastating consequences that affect family stability. We are also living through a period when all values are being questioned, which can affect a family’s sense of well-being.
Times are hard for family life. At the same time, never has our society needed the strength that only family life can offer. It is the first school of life. How can we support it?
In closing, I invite you to read the message (in French) written by the Table provinciale de pastorale familiale, in collaboration with the Comité du laïcat de l’AÉCQ, on the occasion of Québec Family Week, which continues until May 17.
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