Sainte Marguerite Bourgeoys

Marguerite Bourgeoys est née à Troyes, en France, le 17 avril 1620. Elle est une jeune fille comme les autres, qui soigne son apparence et fréquente les divertissements, jusqu’au jour où, âgée de 20 ans, elle se sent touchée par Marie, au cours d’une procession le jour de la fête du Rosaire. Elle décide de se consacrer à Dieu. Elle entre dans la communauté externe des enseignantes cloîtrées de la congrégation de Notre-Dame de Troyes. Elle pouvait ainsi enseigner aux enfants pauvres des faubourgs de la ville. Elle y œuvra durant 13 ans, jusqu’à sa rencontre avec M. de Maisonneuve, gouverneur de Montréal en Nouvelle-France. 

M. de Maisonneuve invite Marguerite à l’accompagner au Canada pour enseigner dans la nouvelle ville érigée sous le vocable de Ville-Marie. Arrivée en 1653, à l’âge de 33 ans, elle commence la construction de la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours, inspirée par la Vierge Marie qui lui avait dit : « Va, je ne t’abandonnerai pas ».

L’éducation chrétienne des enfants débute seulement quatre ans plus tard. Entre-temps, elle se consacre à des œuvres sociales auprès des jeunes ménages et des Filles du Roy venues au Canada pour épouser des colons. Elle visite les malades, voit à l’ensevelissement des morts, console les affligés, et enseigne le catéchisme aux colons. On l’appelle la « Mère de la colonie ». 

Lors d’un voyage en France, Marguerite ramène avec elle des institutrices et trois compagnes de sa communauté. Elle ouvre des petites écoles un peu partout sur les côtes de la Nouvelle-France. En 1658, avec ses compagnes, elle fonde la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. La congrégation religieuse sera approuvée par l’Église en 1698. Marguerite Bourgeoys prononcera ses vœux à l’âge de 78 ans. Elle mourra à 80 ans, le 12 janvier 1700. 

Marguerite Bourgeoys a été déclarée vénérable en 1878, puis béatifiée par Pie XII, le 12 novembre 1950, et finalement canonisée par Jean-Paul II, le 31 octobre 1982. La fête liturgique de sainte Marguerite Bourgeoys est fixée au 12 janvier. 

Le charisme de la visitation

 Marguerite Bourgeoys a été attirée par la vie de Marie, la mère de Jésus, particulièrement par deux événements qui sont rapportés dans les évangiles. Tout d’abord, la visite de Marie à sa cousine Élisabeth enceinte, puis, sa présence au milieu des apôtres au moment de la Pentecôte. Visiter, aller à la rencontre, être à l’écoute, accueillir les autres, tel est le charisme qu’a légué Marguerite Bourgeoys aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Marie est devenue un modèle d’engagement marqué par la visitation, la compassion et la solidarité avec les personnes appauvries, exclues ou opprimées. 

Fête patronale de la Visitation 

La congrégation de Notre-Dame a été la première communauté religieuse féminine implantée dans Ville-Marie, devenu en 1836 le diocèse de Montréal. C’est pourquoi la fête patronale du diocèse de Montréal est la Visitation, célébrée le 31 mai. Dans le projet diocésain d’éducation à la foi, « Proposer aujourd’hui Jésus Christ », il est d’ailleurs rappelé dès le début, que la première mission évangélisatrice du Nouveau Testament, celle de Marie, se fait rencontre, visitation.

Liens intéressants:

Congrégation de Notre-Dame
 
Musée Marguerite-Bourgeoys / Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours