Il est venu, il était là...

14 mars 2013

Je savais depuis hier soir qu'il viendrait; je faisais partie de la «combinatione» et j'avais promis de ne pas trahir la confiance qu'on avait mise en moi. J'étais, en bon disciple de Thomas, sceptique, pour dire le moins. On se serait sans doute bidonné avec moi...et de moi s'il n'était pas venu.

Or, il est venu. À 9h pile, le pape François se pointait dans la cour d'honneur de la Casa Del Clero. Exactement comme il l'avait déclaré à ses frères cardinaux lors du souper de la veille à la maison Sainte Marthe.  

En soutane blanche, il a tout-à-coup surgi de la voiture de fonction, et sans prétention, s'est rendu à sa chambre pour y récupérer ses effets personnels. Décontracté, souriant, il m'est apparu comme un homme tout simple vaquant à des tâches bien ordinaires.  Avait-on déjà préparé ses bagages, lui seul nous le dira, mais il aura fallu quelques minutes d'attente (des heures pour nous) pour le revoir émerger de l'ascenseur. 

Les quelques confrères qui étaient bloqués dans l'escalier menant à la sortie, tout comme moi, se sont spontanément mis à l'applaudir et à le saluer en scandant son nom.  Nous étions pour un bref moment son fan club le plus excité. Je comprends davantage ce que ressentent mes nièces lorsqu'elles rencontrent leur star favorite. Pour nous, François était notre star, confirmée la veille sur la place Saint Pierre.  

Notre chahut l'a interpelé et, s'arrêtant, il s'est tourné vers nous et nous a chaleureusement salués de la main. Comme un papa salue ses enfants avant de partir au travail. Il s'est ensuite dirigé vers le secrétariat pour y régler sa note de frais, est allé saluer le personnel de l'administration et des cuisines et, toujours en saluant ceux qui s'étaient agglutinés aux fenêtres des étages supérieurs, il est remonté dans sa voiture et est rentré au Vatican, lieu de son futur ministère apostolique et là ou s'y trouve déjà son «condo perpétuel» comme le dit souvent à la blague le cardinal Turcotte en parlant de la crypte funéraire des évêques.  

Ce que j'ai pu voir de ce pape en quelques brefs instants m'a rassuré quant au choix des électeurs. Ils nous ont donné un pasteur qui aime ceux qui lui sont confiés, qui sait se rendre proche des plus petits. Après son départ, le souvenir d'une chanson s'est mis à résonner en moi :  

« L'Église, elle aura ton visage
L'Église, elle aura tous les âges
L'Église sera toi, sera moi, sera nous,
Et l'église sera chacun de nous ».  

Et si c'était le début d'un temps nouveau ?

Richard Saint-Louis, d.p. 

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Quelle est la somme de 8 et 8?*

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