À pied, à cheval ou...en vélo!

8 mars 2013

Rien ne devrait plus me surprendre à Rome. Je vous parlais récemment des chauffeurs de taxi qui sont des artistes du volant. Voilà qu'aujourd'hui, je suis estomaqué. J'assiste quotidiennement à la valse des voitures de fonction qui vont et viennent à la Salle Paul VI y déposer et reprendre leurs éminences au début et à la fin des congrégations.
 
Tout se passe selon une chorégraphie réglée au quart de tour. Gardes suisses, gendarmes pontificaux, chambellans sont tous présents pour accueillir les cardinaux qui se présentent pour les délibérations. Sans vouloir vous choquer, cela ressemble à une grande liturgie.

Certains prélats sont tout sourire, d'autres sérieux comme «des papes» (elle était trop facile), certains entrent en coup de vent, d'autres marchent lentement. Pourtant, si tous les moyens de transports mènent à Rome, il en est un qui nous a surpris par l'originalité de son entrée en scène.  

Le cardinal Philippe Barbarin, primat des Gaules, s'est présenté sur son vélo, et qui plus est, sans soutane, qu'il avait sans doute cachée dans son sac porté en bandoulière. Il appert qu'en plus d'être une émule de Dom Camilo, il voulait faire compétition au curé de la paroisse Sainte-Gertrude de Montréal-Nord. Ça reste à confirmer...  

J'ai eu le plaisir de causer brièvement avec lui ce matin, lors de la pause de 11h30, et il m'est apparu tout-à-fait en forme. Le même scénario s'est reproduit ce soir; sortie en coup de vent de la salle de conférence, transformation rapide en laïc et départ tout aussi rapide en vélo vers je ne sais où. Il fuyait sans doute la pluie qui nous est tombée dessus quelques instants après.  

J'ai entendu un gendarme du Vatican qui, citant à sa manière Obélix le gaulois, s'est exclamé : «Ils sont fous ces français»! À quand l'arrivée à cheval?

Richard Saint-Louis, d.p. 


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