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Vénérable Rosalie Cadron-Jetté

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Rosalie Cadron-Jetté (1794-1864), bien qu’issue d’une famille jouissant d’une certaine aisance financière, n’apprit jamais à écrire. À l’époque, à Lavaltrie où elle grandit, il n’y avait pas d’école. Voilà pourquoi nos fonds d’archives ne renferment malheureusement aucune lettre écrite de sa main et peu de documents traitant des débuts de l’Institut des Sœurs de Miséricorde. Elle était pourtant très proche de Mgr Bourget qui l’avait connue avant même son ordination épiscopale et avait été son confesseur. Impressionné par sa charité, son humilité et sa simplicité c’est à elle qu’il pensa pour fonder un projet qu’il caressait depuis longtemps.

C’est d’abord sous le nom d’Hospice de Sainte-Pélagie qu’ouvre en 1845 l’œuvre de Rosalie Cadron-Jetté. La vocation de la petite maison tenue par cette veuve, mère de 11 enfants, est d’abord de venir en aide aux femmes célibataires enceintes. À l’époque ces femmes vulnérables se retrouvaient souvent rejetées par leurs familles et par la société. En 1848, cette œuvre devint l’Institut des Sœurs de Miséricorde. Les jeunes femmes qui venaient frapper aux portes de l’établissement étaient prises en charge par les religieuses et accompagnées tout au long de leur grossesse et même au-delà. Chose inédite pour l’époque, les sœurs de Miséricorde avaient même entrepris de suivre une formation professionnelle de sage-femme. Entre 1845 et 1864, c’est plus de 2200 femmes qui furent accueillies ainsi. Très critiquées par le courant anticlérical des années 1970, ce n’est qu’aujourd’hui que la contribution exceptionnelle de cette communauté commence à être reconnue. 
 
Bien qu’étant à l’origine de la fondation de cette œuvre, Rosalie Cadron-Jetté ne fut jamais supérieure de l’Institut. Elle y entrait au moment de la fondation en tant que simple religieuse sous le nom de Sœur de la Nativité refusant la position de supérieure de la communauté. Pendant plusieurs années, elle poursuit dans l’ombre son travail auprès des jeunes filles accueillies par l’Institut. Après une maladie longue et éprouvante, elle s’éteint le 5 avril 1864. L’évêque de Montréal, Mgr Bourget, était venu en personne à son chevet la veille de sa mort. Le lendemain, à l’aube, la supérieure de la communauté, Mère Saint-Joseph écrivait à l’évêché afin d’annoncer la nouvelle du décès de leur fondatrice. C’est cette lettre écrite il y a cent cinquante ans que nous rendons publique aujourd’hui. Trois jours plus tard, l’évêque de Montréal chanta le service funéraire de la défunte.

En 1989, peu avant sa démission, le cardinal Grégoire entama les démarches qui aboutiront à l’ouverture de son procès de canonisation à Rome. Le 3 décembre 2013, Rosalie Cadron-Jetté fut déclarée vénérable par l’Église. À l’heure actuelle, le procès en vue de sa béatification se poursuit.

À l’agenda :

En début avril, le cardinal Jean-Claude Turcotte, Archevêque émérite de Montréal, célèbrera une messe à la maison-mère des Sœurs de Miséricorde pour souligner le 150e anniversaire de l’entrée au ciel de la vénérable Rosalie Cadron-Jetté.

Le 28 septembre à 11h, une messe commémorative sera présidée par notre archevêque, Mgr Christian Lépine, à la basilique Notre-Dame de Montréal.

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