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MARS 2015 - La réforme liturgique de 1965 : 50 ans de messes en français


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Le 7 mars 1965, le pape Paul VI célébrait la première messe en langue vernaculaire dans la paroisse romaine de Tous-les-Saints ouvrant officiellement la porte à l'adoption de nouvelles réformes liturgiques. Ce changement eut lieu avant même la fin des travaux du Second Concile du Vatican. Dans son homélie retranscrite dans l'Osservatore Romano, le Saint-Père souligna l'importance de cette réforme qui nous demande de participer au grand dialogue entre Dieu et l'homme.

« Dorénavant, la règle fondamentale est de prier en comprenant les différentes phrases et paroles, de les compléter avec nos sentiments personnels et de fondre ceux-ci avec l'âme de la communauté qui fait chœur avec nous ».

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la transition se fit par étape. Dans un premier temps, dès février 1964, c'est dans la langue locale que furent récités les lectures et l'évangile. Le 7 mars 1965, premier dimanche du carême, la réforme liturgique entrait en vigueur dans les églises catholiques du monde. À Montréal comme ailleurs, le latin cédait la place au français, à l'anglais ou aux langues des différentes communautés culturelles. Dès lors, seul le canon de la messe conservait sa forme latine.

Depuis déjà plusieurs mois, le diocèse de Montréal se préparait à mettre en place cette réforme liturgique. La commission diocésaine de liturgie de Montréal fut chargée de préparer cette transition. C'est toute une équipe qui, sous la présidence de l'abbé Henri Gagnon, accompagne le clergé dans la réalisation de ce changement. Dès janvier 1965, l'archevêque de Montréal, le cardinal Paul-Émile Léger, célébra la première messe en français sur le territoire de la province de Québec devant quelques centaines de prêtres venus participer à une rencontre presbytérale sur les changements à venir. Dans son allocution, le cardinal Léger exprima sa joie de voir ce premier fruit du concile être l'objet de ces journées d'étude.

Suite à cette première expérience, quelques paroisses furent choisies pour procéder à des célébrations expérimentales avec des groupes de laïcs. À la suite de ces messes, des suggestions pratiques furent proposées par la commission diocésaine de liturgie aux paroisses du diocèse. Ce sont ces suggestions que nous vous proposons de lire. Elles témoignent du désir de la commission de proposer des pistes afin de faciliter cette transition. Il est intéressant d'observer  que certaines de ces suggestions, tel le chant d'entrée, sont aujourd'hui bien ancrées dans nos habitudes. D'autres éléments,  comme le rite de l'aspersion, ne se retrouvent plus systématiquement au début de chaque célébration.

La réforme liturgique de 1965 fut généralement bien accueillie bien qu'elle ait dépaysé autant le clergé que les laïcs. Paul VI souhaitait précisément secouer la passivité des fidèles et ainsi les faire sortir d'une certaine indolence spirituelle. En 1967, la Congrégation pour la doctrine de la foi approuva la traduction française du canon romain et ouvrit ainsi la porte à ce que la messe soit célébrée entièrement en français. Aujourd'hui, la célébration de la messe en français ne surprend plus et est passée dans nos habitudes. À Montréal, seule la mission Saint-Irénée-de-Lyon continue d'utiliser la forme extraordinaire du rite romain. Les offices y ont toujours lieu en latin.

À l'agenda

Pour souligner le 50e anniversaire de la première messe célébrée en italien par le pape Paul VI, le pape François célébrera la messe à l'église de Tous-les-Saints le 7 mars prochain.

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