Noël

tl_files/Une_foi_vivante/Priere et spiritualite/20110228_fetes_rel_03.gifLe terme « Noël » est en fait une déformation du latin « natalis », c’est-à-dire « nativité ». Pour les croyants, cette nativité, celle du Christ Jésus, est le début du salut, puisque Dieu se fait chair par l’incarnation de son Fils. Nous devons à l’évangéliste Luc les récits de l’enfance de Jésus qui s’étend de l’annonce faite par l’ange à Marie du plan de Dieu sur elle, jusqu’au recouvrement de Jésus au temple, lors de ses douze ans : Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’ils manquaient de place dans la salle (Luc 2, 6-7).

La fête de Noël fut instituée à Rome, sans doute au début du IVe siècle. La date fut fixée au 25 décembre non seulement pour christianiser la fête païenne du « Solis invictus » soulignant le solstice d’hiver, mais aussi en raison du symbole puissant que représente le Christ dont la lumière a vaincu les ténèbres.

Cette fête demeure source d’émerveillement pour les chrétiens, non seulement à cause du côté touchant de la naissance d’un enfant, mais surtout en raison de la signification de cette venue au monde incomparable. En effet, quoi de plus inouï que l’incarnation de Dieu dans notre chair, que l’irruption de l’infini dans notre finitude, de la toute-puissance dans la toute-faiblesse. Comme disait saint Irénée : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse semblable à Dieu. » Cette folie ne peut s’expliquer que par l’amour de notre Dieu pour cette humanité livrée à elle-même par son péché. L’amour est la revanche de Dieu face au mal et à ses terribles conséquences. Voilà la portée de la nativité de Jésus célébrée par les croyants dans la joie.