LE MARIAGE

L’institution du mariage a précédé de beaucoup sa reconnaissance comme sacrement, dans l’Église des origines. En effet, dans de nombreuses cultures, l’union de l’homme et de la femme a été reconnue comme ayant valeur sacrée en tant que fondement de la société.

tl_files/Images_sacrements/mariage.gifLe livre de la Genèse nous dévoile le plan de Dieu sur l’homme et la femme appelés à unir leur destin dans un amour qui fera d’eux « une seule chair ». Ils sont invités à croître, à se multiplier pour devenir procréateurs, associés par Dieu à la naissance de nouveaux enfants de Dieu : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénît et leur dit : ‘Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la’… C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair (Genèse 1, 27-28 ; 2, 24).

Le prophète Osée présente l’union des époux comme signe de l’amour de Dieu pour son Peuple, un amour qui porte le nom d’Alliance : C’est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur... Je conclurai pour eux une alliance,… Je te fiancerai à moi pour toujours; je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde; je te fiancerai à moi dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur (Osée 2, 16.20-23).

Jésus affirme la grandeur du mariage comme union sacrée en citant la Genèse à ceux qui l’interrogent, et en rajoutant : Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni (Matthieu, 19, 6). Le mariage établit donc un lien unique et indissoluble.

Dans les Évangiles, Jésus se présente comme l’Époux tandis que le livre de l’Apocalypse désigne l’Église comme l’Épouse du Christ. La réalité humaine du mariage, de l’union de l’homme et de la femme, est le signe de l’union du Christ et de son l’Église. Saint Paul développe abondamment cette image au chapitre cinquième de son épître aux Éphésiens : Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle; il a voulu ainsi la rendre sainte en la purifiant avec l’eau qui lave et cela par la Parole; il a voulu se la présenter à lui-même splendide, sans tache ni ride, ni aucun défaut; il a voulu son Église sainte et irréprochable…Ce mystère est grand : je déclare qu’il concerne le Christ et l’Église.

Le mariage sacramentel gravite autour du consentement des époux, c’est-à-dire l’acte de volonté par lequel l’homme et la femme s’engagent librement et se donnent l’un à l’autre par une alliance irrévocable ayant le Christ pour témoin et gage de leur amour réciproque. Si dans les autres sacrements le ministre ordonné préside, dans le cas du mariage, les époux sont les ministres, car ils offrent leur vie l’un à l’autre dans la communion de Dieu. Il en résulte ce que l’on appelle les biens du mariage ou encore les fruits de ce sacrement : le bien des conjoints ainsi que l’ouverture à la vie par la procréation libre et assumée qui se prolonge dans l’éducation des enfants issus de l’union.