Montréal

Le samedi 14 mars 2026, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, a célébré une Messe pour demander la grâce d'une bonne mort, une occasion qui a conduit les fidèles à réfléchir à l'une des réalités les plus universelles, et pourtant les plus souvent évitées, de l'existence humaine.

Dans son homélie, l'archevêque a observé que si la société contemporaine accepte davantage de parler ouvertement de la souffrance, la mort elle-même demeure largement passée sous silence, un silence que la foi, selon lui, est appelée à briser avec douceur. Il a invité chaque personne présente à penser sa propre mort, non pas avec peur, mais comme un acte de foi profondément personnel; un pas conscient et courageux sur le chemin chrétien.

Pour le chrétien, a rappelé Mgr Lépine aux fidèles, la mort est avant tout une rencontre, une rencontre face à face avec Dieu. Loin d'être simplement une fin, elle est le moment le plus décisif de toute notre existence, l'horizon vers lequel une vie de foi a toujours tendu, orientée vers l'espérance du ciel.

Avec sa sensibilité pastorale habituelle, l'archevêque a également invité les fidèles à aborder ce passage ultime avec l'humilité du pécheur qui se remet entièrement à la miséricorde de Dieu. Même dans sa fragilité et sa vulnérabilité, a-t-il dit, la mort peut devenir un acte d'amour fécond, offert librement à Dieu, pour les autres.

L'homélie s'est conclue par une prière à saint Joseph, patron de la bonne mort, lui demandant d'accompagner chacun dans ce passage ultime, vécu, comme Mgr Lépine a prié qu'il le soit, dans la confiance et l'espérance.

 

Joanne Dorcé
Gestionnaire du contenu et directrice adjointe,
Service des communications
Archidiocèse de Montréal