À l’Oratoire Saint-Joseph, une prière pour la paix portée par l’espérance du Christ ressuscité
Montréal
Le 17 octobre, des fidèles se sont rassemblés à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à l’occasion de la messe annuelle pour la paix organisée par le Rassemblement des Chrétiens du Moyen-Orient. Présidée par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, cette célébration a été un moment de prière, de solidarité et d’espérance pour les peuples touchés par la guerre et la violence.
La célébration, qui s’est tenue à la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph, a réuni notamment un représentant du nonce apostolique au Canada, ainsi que des évêques des Églises melkite et copte orthodoxe. Dans un esprit d’unité et de fraternité, les participants se sont rassemblés pour confier à Dieu les souffrances des populations du Moyen-Orient et prier pour la paix dans le monde.
« Nous avons la même humanité »
Dans son homélie, Mgr Christian Lépine a rappelé ce qui unit les êtres humains au-delà de leurs origines, de leurs cultures et des épreuves qu’ils traversent : « Nous avons la même humanité. »
Face à la souffrance, à la violence et aux incertitudes, l’archevêque a invité les fidèles à tourner leur regard vers Jésus-Christ crucifié et ressuscité.
« Quelle que soit ta peine, souviens-toi de Jésus-Christ crucifié et ressuscité », a-t-il insisté, rappelant que la foi chrétienne ne consiste pas à nier la douleur, mais à la traverser dans la confiance en Dieu.
Il a évoqué la prière de Jésus au jardin des Oliviers, lorsque celui-ci exprime sa souffrance à son Père tout en s'abandonnant à sa volonté. Même au cœur de l’épreuve, Jésus n’a cessé de prier, d’aimer et de pardonner.
L’amour est plus puissant que la violence
Au cœur de son message, Mgr Lépine a souligné que la violence et la mort, malgré leur pouvoir destructeur, n’ont pas le dernier mot.
« La violence a un pouvoir, la mort a un pouvoir, mais l’amour est plus puissant et la vie est plus puissante. »
Il a rappelé que les violences et les souffrances subies par Jésus sur la croix ne l’ont jamais empêché d’aimer. Par sa résurrection, le Christ révèle une victoire de l’amour et de la vie sur la haine et la mort.
Cette force, a expliqué l’archevêque, est offerte à chacun à travers la prière. En ouvrant son cœur au Christ, le croyant peut trouver la force de pardonner, de continuer à aimer et de garder l’espérance, même au milieu des épreuves les plus difficiles.
Une paix qui demeure au cœur des tempêtes
Mgr Lépine a également rappelé que la paix offerte par Jésus-Christ ne dépend pas uniquement des circonstances extérieures.
« Rien ne peut empêcher Jésus-Christ de nous donner sa paix », a-t-il affirmé.
Même au cœur des plus grandes tempêtes, cette paix demeure accessible à ceux qui se tournent vers lui avec confiance. La prière devient ainsi un lieu de rencontre avec le Christ, une source de force intérieure et un chemin vers le pardon et la réconciliation.
Dans un contexte où tant de familles et de communautés continuent de vivre les conséquences des conflits au Moyen-Orient, ces paroles ont pris une résonance particulière.
Unis dans la prière pour la paix
Cette messe annuelle a rappelé l’importance de demeurer unis dans la prière et solidaires des personnes qui souffrent, particulièrement au Moyen-Orient.
En se réunissant autour du Christ, les fidèles ont témoigné de leur conviction que la prière demeure une force d’espérance, même lorsque les situations semblent sans issue.
Comme l’a rappelé Mgr Lépine dans son homélie, c’est dans la foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité que les croyants peuvent puiser la force de continuer à aimer, à pardonner et à œuvrer pour la paix.
Une invitation à ne jamais perdre l’espérance et à croire que, même au milieu de la violence, l’amour et la vie ont le dernier mot.
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