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La catéchèse : plus familiale que jamais!

19-03-2019

Montréal

Que reste-t-il de la catéchèse depuis son retrait du parcours scolaire, il y a plus de 10 ans, et son remplacement par le cours d’éthique et culture religieuse? Petit aperçu de la catéchèse au sein des paroisses sur le territoire de l’archidiocèse de Montréal.

« Au début des années 2000, soit bien avant le retrait en 2008, il y a eu un virage catéchétique chez les jeunes de 6-12 ans. On offrait une formation globale; c’était moins axé pour les conduire à la foi que les instruire en général. Le nombre de catéchètes en paroisse a augmenté. Et on s’oriente de plus en plus vers des rencontres intergénérationnelles. C’est encore minoritaire; ceux qui l’ont expérimenté sont heureux. Mais ça ne règle pas tout », observe Clément Vigneault, directeur de l’Office de catéchèse du Québec (OCQ), créé à la fin des années 1950.

Au départ, l’OCQ était le seul à produire le matériel catéchétique pour tous les niveaux à l’école (1re à 6e année). Une première baisse de revenus est survenue avec l’arrivée de compétiteurs. Une chute marquée est ensuite arrivée lors du retrait de l’école de la matière. « Au départ, nos revenus provenaient uniquement de l’école. Aujourd’hui, la vente de matériel représente 20% de nos revenus; le reste provient de dons. Notre équipe est plus modeste », poursuit M. Vigneault.

Communautés actives

Malgré la baisse de revenus à l’OCQ, les ressources humaines s’organisent dans les paroisses. Plusieurs catéchètes — majoritairement des bénévoles — prêtent main-forte aux agents de pastorale en place. Mère de 3 enfants (14, 12 et 8 ans), Anne-Marie Boileau est catéchète à la paroisse Saint-Joachim de Pointe-Claire.

« Il y a beaucoup de familles à ma paroisse. C’est très actif! Il y a au moins cinq groupes de jeunes de 7-8 par groupe. (…) Au cours des dernières années, j’ai remarqué que le parcours de catéchèse a un peu changé. C’est plus concentré sur la vie de Jésus qu’avant. On essaie d’impliquer aussi plus les familles et laisser moins les enfants seuls, avec des activités comme une visite à l’Oratoire Saint-Joseph », cite-t-elle. Outre le plan de cours à suivre, une formation continue est offerte chaque mois par l’agente de pastorale envers les catéchètes.

Développer la foi

Dans certaines paroisses anglophones, comme à Saint Augustine de Canterbury dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, il y a eu d’abord en 2001 un programme issu des États-Unis (Faith First). Maintenant, l’adaptation québécoise du cheminement catéchétique s’appelle Be my Disciple. La formation est passée de 26 à 24 semaines.  

« On a commencé à inclure aussi les saints du Québec. On encourage aussi les parents à se joindre à la formation. C’est tout un parcours, le cheminement de la foi! Ça se passe avant ou après la messe. Je m’occupe d’une vingtaine d’enfants », témoigne Mary Prillo, l’une des catéchètes de Saint Augustine de Canterbury, ayant été bénévole pendant 13 ans.

« Alors que certaines paroisses amènent davantage un aspect intellectuel à la formation, avec les sacrements, contrairement à une relation à développer avec Dieu, on se sert bien sûr du cahier de formation, mais on s’assure d’apporter aussi des prières, de faire participer activement les enfants », souligne Mme Prillo, mère de 7 enfants.

« Certains voient la fin du cheminement catéchétique comme une graduation, soit plus culturelle que spirituelle. Néanmoins, on peut compter sur un groupe de jeunes pour assurer une relève. Le groupe jeunesse est animé par des jeunes de 20-22 ans qui ont suivi le parcours. Et à chaque mois, il y a une messe des jeunes », conclut-elle.

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Commentaires

Comme je suis cité au premier paragraphe de l'article, j'aimerais apporter une précision, concernant la 2ème phrase de la citation : «on offrait une formation globale, c'était moins axé pour les conduire à la foi...» Contrairement au reste de la citation, on aura compris qu'il était question de l'école, dans cette phrase, non de la paroisse.

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