Montréal

À l’invitation de l’archevêque Christian Lépine, les Rencontres diocésaines, tenues les 7, 8 et 10 janvier 2026, ont rassemblé toutes les personnes engagées en ministère à travers l’archidiocèse de Montréal, « sous l’étoile de l’Épiphanie ». Accueillies par trois communautés, ces rencontres ont offert un moment joyeux de retrouvailles, de célébration et d’action de grâce, mettant à l’honneur le dévouement et la générosité de tant de personnes au service de l’Église.

Au cœur des rencontres se trouvait une allocution marquante de Mgr Lépine, qui a invité les participants à reconnaître ce moment comme un don, intimement lié à l’appel à la mission.

« Que faisons-nous de ce don? demandait-il. Comment ce don devient-il une mission? »

Pour Mgr Lépine, Montréal elle-même est un don de Dieu : une ville vibrante et mondiale, riche de sa diversité, de ses cultures et des expériences vécues de ses habitants. Ce don, a-t-il rappelé, n’est pas un fardeau à porter avec lassitude, mais une bénédiction à accueillir avec gratitude et à partager au service des autres. La mission commence toujours par l’attention portée à l’œuvre déjà à l’œuvre de Dieu parmi nous.

Au cours de la dernière année, Mgr Lépine a visité de nombreuses communautés du diocèse. Ce qu’il y a vu s’est révélé profondément encourageant : une espérance renouvelée, fortifiée, libérée de l’ombre de la fatigue. Il a discerné les signes d’une Église prête à accueillir l’Esprit avec confiance, ouverture et un élan nouveau.

Un fruit de cette espérance est l’élan qui se manifeste : la volonté de marcher ensemble, de se soutenir mutuellement et de poursuivre l’œuvre de Dieu, même lorsque des défis se présentent. Avec la grâce de Dieu, ce qui semblait autrefois impossible peut devenir possible.

Ces dernières années, ce renouveau s’est fait particulièrement visible chez les jeunes adultes qui redécouvrent la foi et la vie communautaire. Mgr Lépine a souligné que cette croissance n’est pas le fruit des seuls efforts humains, mais bien l’œuvre de l’Esprit Saint qui remue les cœurs et appelle l’Église à répondre avec attention, générosité et sollicitude.

La question essentielle demeure pour tous : sommes-nous disposés à aller là où Dieu est déjà à l’œuvre? Sommes-nous prêts à chercher sa volonté et à aligner nos priorités et notre orientation sur son dessein?

Cet appel à la mission a également résonné lors de la cérémonie de remise des prix. Le récipiendaire du Prix diocésain du mérite Ignace-Bourget, Charles Taker, a partagé, en recevant son prix, des paroles qui ont profondément touché l’assemblée :

« Nous nous engageons dans le ministère en réponse à un appel et à un besoin. Ce que nous faisons n’est pas pour notre édification personnelle : c’est pour la plus grande gloire de Dieu. Que la sagesse de Marguerite Bourgeoys nous guide afin d’accueillir les blessures de ce monde et de traiter chaque personne avec révérence. »

Sa réflexion a exprimé le cœur même de ces rencontres : un ministère enraciné dans l’humilité, le service et le respect de chaque personne, inspiré par l’héritage de sainte Marguerite Bourgeoys.

Mgr Lépine a conclu en soulignant l’occasion qui s’offre aujourd’hui à l’Église. De nombreuses personnes ont soif de sens, de but, de bonheur et de Dieu. Cette profonde quête humaine ouvre des portes à l’évangélisation et invite l’Église à répondre avec courage et créativité. À l’image de l’appel évangélique « Talitha Kum » — « Jeune fille, lève-toi! » (Mc 5,41) — l’Église est appelée à se relever à nouveau.

Les Rencontres diocésaines de l’Épiphanie ont été bien plus qu’un événement : elles ont constitué des moments partagés d’inspiration, de discernement et d’encouragement. Elles ont affirmé que Dieu est véritablement à l’œuvre à Montréal, appelant son Église à l’espérance, à la mission et à avancer ensemble — fidèles dans la prière, unis dans le dessein et prêts à accompagner celles et ceux qui cherchent la vie et le sens.