• Archidiocèse

Bienheureuse Émilie Gamelin

Texte
Bienheureuse-Emilie-Gamelin-330.jpg
Bienheureuse Émilie Gamelin

Émilie Tavernier est née le 19 février 1800, à Montréal. Devenue orpheline de père et mère à 4 ans, elle fut adoptée par sa tante madame Perreault et son oncle. Elle vécut toute son enfance et son adolescence sur la rue Saint-Vincent à Montréal.

À 23 ans, Émilie épouse Jean-Baptiste Gamelin, bourgeois et rentier âgé de 50 ans. Ses deux enfants meurent en bas âge et elle perd son époux en 1827. Son troisième enfant posthume succombe l’année suivante. Lui survivent un handicapé mental et sa mère que le couple avait hébergés. Plongée dans le deuil, elle trouve la consolation dans les œuvres de charité. 

 

Début d’une grande œuvre 

La jeune veuve vend une partie de ses immeubles pour subvenir aux besoins des pauvres en aumône et en œuvres de charité. Elle ouvre un premier refuge sur la rue Saint-Laurent, où elle accueille une quinzaine de sexagénaires. En 1831, elle en établit un second sur la rue Saint-Philippe. Puis, elle crée une Société de neuf dames patronnesses, connue par la suite sous le nom de Dames de Charité. 

 

Le choléra des années 1832 à 1834 leur amène de nombreuses infirmes. L’œuvre s’élargit lors de l’insurrection de 1837. Émilie s’empresse de visiter les nombreux détenus politiques pour les consoler. Le 18 septembre 1841, la législature accordait à l’Institut l’incorporation civile sous le titre « Corporation de l’Asile des femmes âgées et infirmes de Montréal ». 

 

Les Sœurs de la Providence 

Au cœur de leur engagement, sept jeunes filles demandent à se consacrer au service des pauvres et des infirmes. La prise d’habit eut lieu le 25 mars 1843. Une novice ayant quitté quatre mois plus tard, Émilie prend sa place. L’évêque, Mgr Bourget, lui demande, avant de l’admettre, de visiter les couvents de Saint-Vincent-de-Paul aux États-Unis pour y recueillir les constitutions et voir comment vit cette communauté. 

 

Elle fit ensuite sa profession le 29 mars 1844. On y fit lecture du document qui érigeait canoniquement l’Institution des Sœurs de Charité de la Providence. Le lendemain, Sœur Gamelin fut élue supérieure. 

 

L’œuvre de charité de la jeune communauté prend rapidement de l’ampleur; un peu partout à Montréal, tant les besoins sont criants. Mère Gamelin ouvre des hospices, des maisons pour les malades mentaux, les sourdes-muettes, les orphelins, les prêtres âgés, les infirmes, et même des écoles. Les sœurs visitent aussi à domicile des pauvres et des malades, sans oublier les prisonniers. 

 

De plus, l’immigration irlandaise (1847-1848) amène à Montréal environ 6 000 personnes dont un grand nombre périrent du typhus. En 1849, le choléra sévit dans la ville, et avec l’approbation du maire, M. Raymond Fabre, la supérieure ouvre l’hôpital Saint-Camille durant quelques mois. 

 

Mère Gamelin meurt à l’Asile de la Providence, victime du choléra, à 51 ans, le 23 septembre 1851. 

 

Depuis mai 2000, une statue d’elle se trouve à la station de métro Berri-UQAM, située sur la place qui porte son nom, en hommage à sa grande œuvre de charité à Montréal. 

 

Émilie Gamelin a été béatifiée le 7 octobre 2001.

 

Liens intéressants :

Soeurs de la Providence / Musée Providence