Montréal

Le Vocable « Consolata » fait référence à la Vierge Marie, notre Mère Consolatrice. Elle a profondément marqué la vie des Catholiques de Montréal grâce à ses missionnaires, présents dans la ville depuis 1976 et au Canada depuis 1952.

Parmi eux, le père Hermann Crespi, prêtre charismatique et infatigable, a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de l'immigration italienne à Montréal et dans la vie de ceux qu'il a accompagnés. Demandez à n'importe quel Italien ayant immigré dans les années 1960, 1970 ou 1980 et vivant à Montréal ce qu'il pense de ce missionnaire, et il vous racontera comment celui-ci a touché le cœur des gens grâce à des séances de prières de renouveau charismatique, à une écoute attentive des autres et à sa dévotion à Notre-Dame de la Consolata.

D'ailleurs, l'un de ses « enfants spirituels et servants d'autel » de l'époque n'est nul autre que le cardinal Frank Leo, aujourd'hui archevêque de Toronto, une filiation que l'on évoque encore avec beaucoup de respect et d'estime.

Profondément aimé des Italo-Canadiens pour son dévouement sans relâche, le père Crespi appartenait à l'Institut des Missionnaires de la Consolata, une communauté religieuse fondée par Giuseppe Allamano. Selon Allamano lui-même, cependant, le véritable fondateur de la congrégation n'était pas lui, mais la Vierge Marie, vénérée et honorée sous le nom de Notre-Dame de la Consolata. Elle a profondément marqué la vie des Missionnaires de la Consolata, qui se caractérisent par leur humilité, leur générosité et leur proximité avec les gens.

Pour honorer Notre-Dame de la Consolata, les Missionnaires de la Consolata, ainsi que leurs amis et connaissances, se réunissent chaque 20 juin pour une messe suivie d'un dîner fraternel. Cette année, une célébration solennelle a eu lieu à Rome. La communauté du Séminaire théologique international de l'Institut de la Consolata a accueilli l'événement. Des amis, des laïcs et des missionnaires de la Consolata de la Maison générale, du Séminaire théologique de Rome et d'une autre maison de formation de la ville y ont participé. Dans cet esprit de communion, le Canada était représenté par le père Jean-Marie Kabesa Bilwala, vicaire épiscopal du Centre.

En rédigeant cet article, le père Jean-Marie tient à souligner que la vision de saint Joseph Allamano concernant Notre-Dame de la Consolation était ancrée dans deux convictions fondamentales. Premièrement, Notre-Dame de la Consolation est la véritable fondatrice de ses instituts. Deuxièmement, elle est le modèle suprême de sainteté. Ces convictions se déclinent en quelques points clés :

1. La véritable fondatrice : Allamano croyait que la Bienheureuse Vierge Marie avait conçu l'institut et l'avait soutenu matériellement et spirituellement au fil des ans. Il se décrivait comme un simple instrument placé là par Dieu.

2. L'affection filiale : Il s'adressait à elle affectueusement en l'appelant « Chère Mère ». Il aimait dire à ses missionnaires et à ses religieuses : « Oui, nous sommes les enfants de cette Mère si tendre, qui veille sur nous comme sur la prunelle de ses yeux. »

3. La nécessité de la dévotion : Il croyait que « personne ne devient saint sans dévotion à Notre-Dame ». Pour lui, Notre-Dame de la Consolation était le chemin privilégié vers Jésus.

4. Un mode de vie : il voyait en Marie de la Consolation un modèle de « bonté vécue à la perfection dans les choses ordinaires, sans fanfare » : un mode de vie humble, discret et actif qu'il a établi comme fondement spirituel des missions.

Dans une ambiance joyeuse, nous avons participé à une messe célébrée par l'un des conseillers généraux et concélébrée par de nombreux prêtres. Elle a été suivie d'un repas convivial aux saveurs exquises.

« VIVA CONSOLATA ! »

Père Jean-Marie Kabesa Bilwala
Vicaire épiscopal du Centre
Archidiocèse de Montréal