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Évêques auxiliaires

Évêque auxiliaire

Évêques auxiliaires

Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal depuis 2012, est le pasteur de l'Église à Montréal. Il est épaulé dans sa mission par deux évêques auxiliaires, Alain Faubert et Frank Leo.

Biographie

Frank Leo-eveque auxiliaire

Naissance : 30 juin 1971 à Montréal
Ordination presbytérale : 14 décembre 1996
Ordination épiscopale :12 septembre 2022
Devise : ''Faites tout ce qu’Il vous dira''

Né à Montréal en 1971 de parents italiens immigrés, Francesco Leo et † Rosa Valente, Mgr Leo a fréquenté l’école élémentaire Eugenio-Pacelli, l’école secondaire John F. Kennedy et le CEGEP Vanier. Il est ensuite entré au Grand Séminaire de Montréal en 1990 et a été ordonné prêtre pour le service de l'Archidiocèse de Montréal le 14 décembre 1996. Il a été affecté à différentes paroisses de Montréal (vicaire à Notre-Dame-de-la-Consolata, administrateur paroissial de Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies et curé de Saint-Raymond-de-Peñafort) jusqu'en 2006, année où il a accepté l'invitation d’entrer à l'Académie pontificale ecclésiastique de Rome, œuvrant par la suite dans le service diplomatique du Saint-Siège (2006-2012), en différentes Nonciatures apostoliques à travers le monde. Le 9 janvier 2012, le pape Benoît XVI l'a nommé Chapelain de Sa Sainteté en lui conférant le titre de Monseigneur

À son retour au Canada, il a rejoint l'équipe de formation du Grand Séminaire de Montréal, enseignant la théologie et la philosophie, tout en assurant la direction spirituelle, la formation et l'accompagnement des candidats à la prêtrise. À l'automne 2015, il a été nommé Secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), mandat qui a pris fin à l'automne 2021. Depuis le 1er février 2022, Mgr Leo occupe le poste de Vicaire général et Modérateur de la curie de l’Archidiocèse de Montréal.

En plus de ses études approfondies en droit canonique (Université pontificale du Latran), en diplomatie et en droit international, Mgr Leo détient un Doctorat en théologie systématique (University of Dayton ⁄ IMRI) avec une spécialisation en mariologie, une Licence en philosophie (Université pontificale du Latran), un Diplôme en études classiques (Université de Montréal) et un Certificat d'études supérieures en direction spirituelle (Aquinas Institute of Theology). Il a travaillé comme juge au Tribunal d’appel canadien et a enseigné la théologie, la spiritualité et la philosophie, entre autres, à Montréal, Canberra (Australie), Dayton (USA) et Ottawa. Il parle anglais, français, italien et espagnol. Mgr Leo est président et membre fondateur de la Société Canadienne de Mariologie, Chevalier de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem et membre de la Fraternité sacerdotale de St. Dominique (Tiers-Ordre dominicain).

Armoiries

 

Armoiries de Mgr Frank Leo

Chaque évêque possède ses propres armoiries qui portent sa devise épiscopale - généralement une citation des Saintes Écritures - et des symboles qui ont une signification personnelle. Les armoiries sont utilisées sur les documents, le papier à en-tête et d'autres articles relatifs à l’évêque.

Selon la tradition héraldique ecclésiastique catholique, les armoiries d'un évêque se composent traditionnellement des éléments suivants

- Un bouclier (écu) qui peut prendre diverses formes (toujours perceptibles selon les caractéristiques héraldiques du bouclier) et qui contient des éléments (symboles) tirés des idéaux personnels du titulaire, ou de traditions familiales et de leur héritage, de références à son nom ou à un aspect religieux marquant, à son environnement géographique ou de vie, ou à signification historique ou autre. Le bouclier (écu) est l'élément central et le plus important de tout aménagement héraldique. 

- Une croix de procession, en or, "empalée", placée verticalement (in palo), derrière et s'étendant au-dessus et au-dessous du bouclier avec une barre transversale, pour représenter le rang de l'évêque.

- Un chapeau de prélat (galero), avec des cordons de douze glands pendants - six glands en rangées identiques avec un, deux et trois de chaque côté de l'écu et disposés dans un style pyramidal - le tout en vert. Ces insignes héraldiques signifient le rang d'évêque.

- Un listel inférieur apparaît en dessous de tout le reste, portant la devise de l'évêque, habituellement écrite en noir.

Dans le cas de Mgr Leo, une croix processionnelle dorée "tréflée" a été choisie, avec cinq pierres rouges pour indiquer les Cinq Plaies du Christ.

Description héraldique (blason) de l'écu de Mgr Leo

"Quatre-feuilles d'or et d'azur : au 1er au pélican avec sa piété naturelle ; au 2e à l'étoile (7) en argent ; au 3e à la barque avec le vent en poupe en or, flottant sur deux burettes d'argent ; au 4e au lion rampant en rouge.

La devise

QUODCUMQUE DIXERIT FACITE 

(Jean 2, 5)

Dans l'héraldique ecclésiastique, la devise personnelle d'un prélat a toujours été destinée à représenter les principaux aspects de sa spiritualité, de ses dévotions et de sa philosophie de vie fondée sur la réflexion théologique. Elle s'appuie le plus souvent sur la Sainte Écriture, la Sainte Tradition et les réflexions et considérations spirituelles et ministérielles personnelles.

Pour sa propre devise épiscopale, Mgr Leo a adopté la phrase latine QUODCUMQUE DIXERIT FACITE (en français : Faites tout ce qu’Il vous dira) - des mots tirés de l'Évangile selon Saint Jean, par lesquels l'Évangéliste illustre l'épisode connu sous le nom des "noces de Cana", un récit imprégné d'un symbolisme exquis et profond, et riche en enseignements spirituels et pastoraux. Tout d'abord, selon l'évangéliste, il s'agit du premier miracle accompli par Jésus et, il faut le souligner, il a eu lieu à la demande de la Vierge Marie ; un détail essentiel qui souligne l'importance de la Vierge dans la vie et le ministère du Christ lui-même, importance qui sera codifiée par les dernières paroles de Jésus sur la Croix, adressées à Elle et au Disciple bien-aimé, faisant d'elle la Mère universelle et spécifiquement la Mère de l'Église, Mater Ecclesiae. Cette devise souligne la mission d’intercession de la Vierge Mère pour les besoins des disciples du Christ. Ce sont également les dernières paroles de Marie rapportées dans les Évangiles - une sorte de testament spirituel.

En outre, les deux éléments qui occupent une place prépondérante dans cet épisode sont l'eau et le vin - les références bibliques à l'un et à l'autre sont innombrables : symboles des Sacrements qui communiquent la grâce sanctifiante ; de l'Esprit Saint qui transforme nos vies et renouvelle la vie de l'Église ; de l'ancienne Alliance avec le peuple juif et maintenant de l'Alliance nouvelle et éternelle scellée par le sacrifice du Christ. En particulier, l'eau est comprise comme la source de la vie, l'eau qui coule du rocher, l'eau qui porte une signification particulière à la création comme mentionné dans le livre de la Genèse. Le vin nous parle de la vérité de la transsubstantiation et de la manière dont cet élément devient, sur l'autel et pendant la célébration eucharistique, le Très Précieux Sang du Christ. Il se réfère au mystère du Sacrifice mémorial pour notre rédemption qui est offert à Dieu.

Ce passage johannique est ainsi rempli d'un riche symbolisme, de signes importants et efficaces qui touchent de multiples aspects de la foi catholique.
 

Interprétation

Les armoiries de Mgr Leo sont tirées des quatre principaux aspects et dévotions de sa vie et de son ministère, et sont représentées sur l'écu en quatre quartiers.

En haut à gauche (chef dextre) se trouve l'un des symboles christologiques et eucharistiques les plus répandus dans l'iconographie chrétienne : le pélican représenté ouvrant sa propre chair avec son bec pour nourrir ses petits avec le sang qui en coule. Ce symbole fait référence au Christ lui-même comme étant le Pie pellicane, paroles que l'on retrouve dans l'Adoro Te Devote, une ancienne hymne eucharistique attribuée à saint Thomas d'Aquin : "Pie pellicane, Jesu Domine, me immundum munda tuo sanguine, cuius una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scelere - " Pieux pélican, Jésus mon Seigneur, Moi qui suis impur, purifie-moi par ton sang, Dont une seule goutte aurait suffi à sauver, Le monde entier de toute faute." Le pélican évoque le Christ versant son propre sang pour toute l'humanité et la manière dont il continue à nous nourrir de sa propre chair et de son propre sang pendant la Sainte Messe. Dans le passage de l'Évangile rapporté en Jean 6, 30, est décrit un dialogue qui a eu lieu dans la synagogue de Capharnaüm. Les Juifs demandaient à Jésus quel signe il pouvait accomplir pour qu'ils croient en lui. Ils ont noté : Nos ancêtres ont mangé la manne dans le désert". Jésus répondit que le vrai pain du ciel vient du Père et c'est lui-même, Jésus : " Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui." (Jean 6, 53-56). La Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie, comme Celui qui nous nourrit de son Corps Sacré et de son Précieux Sang, est une doctrine fondamentale de la foi catholique.

Une étoile à sept branches se trouve en haut à droite (chef senestre) et constitue le bien connu symbole marial traditionnel par excellence. Cela fait référence à l'invocation de la Vierge Marie en tant qu'Étoile du matin ou Stella matutina que l'on trouve dans les litanies de Lorette. L'Étoile du matin est un signe du jour qui vient, précédant le soleil levant. C'est une promesse de lumière, annonçant la venue du "soleil de justice" (Malachie 4, 1-3), le "l’astre d'en haut qui nous visite" (Luc 1, 78). Évidemment, la Sainte Vierge est l'Étoile du Matin, non pas pour elle-même et par elle-même ; elle est en effet le reflet de Dieu, son Créateur et Rédempteur. Elle exalte sa gloire et indique sa lumière et son salut. Selon saint Bernard de Clairvaux, le grand troubadour de Marie, l'étoile est une comparaison appropriée car elle rayonne la lumière sans perdre son éclat, tout comme la Vierge, en donnant naissance au Christ, n'a pas perdu sa virginité. Le symbolisme de l'étoile renvoie également à Marie en tant qu'Étoile de la mer ou Stella Maris, titre que l'on retrouve dans l'hymne médiévale Ave Maris Stella et dont les louanges sont chantées par le même saint Bernard, célèbre pour l'invocation : « Respice stellam, voca Mariam » - "Regarde l'étoile, invoque Marie". « Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie Marie. Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie. » De plus, elle est désignée comme l'Étoile polaire, ou Étoile du Nord, que les navigateurs de l'Antiquité regardaient pour trouver le bon cap afin d'arriver à bon port. Elle est donc notre guide, notre Mère céleste, celle qui nous accompagne comme une compagne aimante sur le chemin de sainteté qui nous amène au Ciel, en intercédant pour nous. Enfin, la Sainte Mère est aussi appelée l'Étoile de la Nouvelle Évangélisation, ce qui signifie qu'elle inspire et guide les efforts apostoliques de l'Église pour porter l'Évangile à tous les peuples. L'étoile est en argent, une couleur qui représente un ensemble d'attributs célestes, personnifiés dans la pureté, la miséricorde et l'amour de la Vierge. Mgr Leo confie sa vie, sa vocation et son nouveau ministère pastoral à la médiation et à l'intercession maternelles de la Mère de Jésus.

En bas à droite (base dextre) se trouve une barque flottant sur les vagues et naviguant au milieu des tempêtes. Il s'agit d'une référence bien connue et claire à l'Église Catholique, la barque de saint Pierre et fondée par Jésus-Christ. C’est un ancien symbole chrétien qui rappelle aussi les luttes qu'endure l'Église, ballottée par des vents déchaînés, au milieu des tempêtes sur les nombreuses mers agitées de l'obscurité et de la persécution, mais qui reste fidèle à son cap et à sa mission d'amener au port du salut tous les voyageurs. Bibliquement, l'imagerie trouve ses origines dans l'arche de Noé lors du déluge (Genèse et 1 Pierre 3:20-21), et plus distinctement dans la scène évangélique de Jésus protégeant le bateau de Saint Pierre avec lui et les autres apôtres au milieu de la mer agitée de Galilée (cf. Marc 4,35-41). 

La représentation d'un lion se trouve en bas à droite (base senestre) et rappelle le nom de famille de Mgr Leo, qui signifie lion en latin. Le lion est représenté rampant, c'est-à-dire "sur ses pattes arrière", avec la tête de profil. Bibliquement, le lion est un symbole de courage, de puissance et de force, la victoire de Dieu (cf. Genèse 49, 9-10 ; Apocalypse 4,7). Le lion est l'emblème de la dignité, d'un dirigeant puissant et intrépide, de la majesté et d'un leadership fort. Il est également une image du Christ, le Roi des Rois. Le titre messianique, le Lion de Juda, est appliqué au Christ lui-même comme nous le lisons dans le livre de l'Apocalypse (5,5) : " Ne pleure pas. Le lion de la tribu de Juda, la racine de David, a triomphé." Enfin, une ancienne croyance veut que les lionceaux naissent morts et qu'après trois jours, ils soient ramenés à la vie par le rugissement de leur père. Le lion est de couleur rouge, couleur du sang mais aussi de la charité, rappelant l'amour ardent et infini du Père qui a envoyé son Fils unique et qui a versé son sang pour notre rédemption et pour la rémission des péchés. Elle signifie également que la vertu de charité est essentielle et fait partie intégrante du zèle pastoral du nouvel évêque, en tant que Successeur des Douze Apôtres de Jésus-Christ.

Le bleu est la couleur qui symbolise l'incorruptibilité de la voûte céleste, des idéaux qui s'élèvent vers le haut, et représente le détachement du terrestre et du passager, et l'ascension de l'âme vers Dieu. La couleur or, le premier des métaux "nobles" (ceux qui résistent à la corrosion), symbolise la première vertu : la foi. Car c'est par la foi que nous pouvons comprendre pleinement l'amour et le salut que le Père Éternel et aimant offre à nous tous, ses enfants bien-aimés dans le Christ Jésus.
 

Biographie

Mgr Alain Faubert

Naissance : 4 avril 1965 à Montréal
Ordination presbytérale : 9 juin 1995
Ordination épiscopale :15 juin 2016
Devise : ''Son amour s'étend d'âge en âge''

Né à Montréal, le 4 avril 1965, Alain Faubert a grandi à Laval, dans la paroisse Saint-Sylvain. Au Collège Laval, dirigé par les frères maristes, il entreprend, à 14 ans, un cheminement de foi. Après sa formation initiale au Grand Séminaire de Montréal, un stage diaconal à la paroisse Saint-Urbain et une maîtrise en études pastorales, à l'Université de Montréal, il est ordonné prêtre le 9 juin 1995 pour le service de l'Église de Montréal. Il a par la suite été vicaire à la paroisse Sainte-Dorothée, avant d'entreprendre des études doctorales en ecclésiologie à l'Institut catholique de Paris et à l'Université Laval, à Québec. Sa thèse, soutenue en août 2010, porte sur la présidence pastorale des évêques et des prêtres. En 2004, l'abbé Faubert revient des études à temps plein. Il est nommé vicaire dans les paroisses d'Outremont (Montréal) et adjoint au directeur de l'Office diocésain de l'Éducation à la foi. Il sera ensuite adjoint pour le Service du Catéchuménat, puis adjoint au vicaire général. De 2004 à 2010, il coanime le magazine télévisé Parole et Vie, abordant sous divers angles la quête spirituelle et religieuse contemporaine. Il enseigne également l'ecclésiologie et la théologie des ministères à l'Institut de formation théologique de Montréal. En janvier 2011, l'abbé Faubert est nommé vicaire épiscopal de la région Est de l'archidiocèse de Montréal. En mai de la même année, il reçoit le titre de Chapelain de Sa Sainteté. Curé de la paroisse Saint-Germain d'Outremont depuis septembre 2012,

Mgr Faubert a été nommé par Sa Sainteté le pape François évêque auxiliaire à Montréal, au titre de Vicus Pacati, le 19 avril 2016. L'ordination épiscopale a eu lieu le 15 juin suivant, en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

Armoiries

 

Armoiries de Mgr Alain Faubert

Le cœur surmonté d'une croix est le symbole des fraternités «Jesus Caritas», inspirées du bienheureux Charles de Foucauld, dont Mgr Faubert est membre depuis son temps de formation au Séminaire. La « vie de Nazareth », l'option pour les plus petits, la contemplation dans l'action, à la suite du Christ et de frère Charles, marquent sa spiritualité personnelle et son intervention pastorale.

Le «M» couronné d'étoiles est le symbole de la Vierge Marie et des Maristes. Il manifeste l'appartenance de Mgr Faubert au mouvement et à la spiritualité maristes, à la suite de saint Marcellin Champagnat.

Les trois violettes présentes au bas désignent les «petites vertus» prônées par Marcellin: l'humilité, la simplicité et la modestie.

Le courant bleu «céleste» qui découle de la croix est symbole du Baptême où tout prend source. Il représente également la rivière Petite-Nation, qui baigne la région ancestrale des Faubert, en Outaouais.

La rivière donne forme à une montagne, le village de Montpellier. L'enclume figure le métier de forgeron que Florimond, le grand-père de Mgr Faubert, y a exercé.

Les couleurs de l'écusson font référence aux trois vertus théologales : azur (la Foi); vert (l'Espérance); or et sanguine (la Gloire divine, par l'Amour et par la Croix).

Le coquillage évoque le Camino de Compostelle, que Mgr Faubert a parcouru en pèlerin et frère de tous les chercheurs de Dieu.

La devise de Mgr Faubert, «Son amour s'étend d'âge en âge», est tirée du Magnificat (Lc 1, 50) que Marie chante lors de sa Visitation à sa cousine Élisabeth. Là se trouve le cœur de l'Évangile : l'amour invincible du Seigneur. La contemplation et l'accueil de cet amour doivent toujours être premiers dans nos vies.

Le texte grec et la traduction latine des premiers mots de la devise attirent notre attention sur la nature de cet amour fidèle du Seigneur: il est miséricorde. Ceci se veut un rappel de l'année jubilaire de la Miséricorde, au cours de laquelle Mgr Faubert a été ordonné évêque. Grec et latin signifient également l'enracinement scripturaire et l'universalité de la foi.

Enfin, le chapeau ecclésiastique vert à six glands et la croix latine de couleur or sont les symboles traditionnels du ministère épiscopal.

Rencontrez Mgr Faubert

 

 

Mgr Jude Saint-Antoine

Mgr Jude Saint-Antoine, évêque auxiliaire à Montréal


Naissance : 29 octobre 1930 à Montréal
Ordination presbytérale : 31 mai 1956
Ordination épiscopale : 22 mai 1981
Devise : Grandir en Église
Démission : 2006

Jude Saint-Antoine nait à Montréal le 29 octobre 1930. Il fréquente l’école paroissiale chez les sœurs Jésus-Marie et les frères des écoles chrétiennes de Maisonneuve. Il poursuit ses études secondaires à l’Externat classique Sainte-Croix et au collège l’Assomption. Après sa formation théologique au Grand Séminaire de Montréal, il est ordonné prêtre par le Cardinal Paul-Émile Léger, le 31 mai 1956, à la paroisse Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles.

Il est nommé professeur et animateur des étudiants au collège l’Assomption et les années suivantes au collège Saint-Paul et au Cégep Bois-de-Boulogne, dont il est membre des équipes de fondation. Licencié en Théologie et en sciences de l’Éducation de l’Université de Montréal, il obtient un doctorat en Théologie Spirituelle à l’université Grégorienne de Rome en 1963.

En 1975, Mgr Paul Grégoire le fait curé de la paroisse Saint-Benoit et quatre ans plus tard Vicaire épiscopal de la région Centre Ouest. Appelé par le pape Jean-Paul II à être évêque auxiliaire à Montréal, Monseigneur Saint-Antoine est ordonné évêque le 22 mai 1981 à la cathédrale Marie-Reine-du-monde. Il représente alors les évêques au comité catholique du Conseil Supérieur de l’Éducation, à l’Office de Catéchèse du Québec et dans les mouvements spirituels. Il est membre de différents comités épiscopaux dont celui de l’Éducation. Mgr Jean-Claude Turcotte l’invite en 1990 à être successivement directeur de l’Office du Personnel Pastoral et du ressourcement spirituel des prêtres.

En 2006, il devient évêque émérite, dans une retraite encore active à la cathédrale de Montréal.