Pape François

Au terme de l’audience générale de ce 23 octobre, le Pape a appelé au dialogue au Chili, alors que le pays vit le sixième jour d’un mouvement de contestation massif, émaillé de violences.

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Depuis la place Saint-Pierre, le Pape François a lancé un appel pour le Chili, assurant suivre «avec inquiétude» la situation dans le pays. Il espère que le dialogue, «en mettant fin aux manifestations violentes», «permettra de trouver des solutions à la crise et de faire face aux difficultés qui l'ont engendrée». Le Saint-Père invoque «l'intérêt de toute la population».

Une contestation soudaine et meurtrière

Le Chili connaît depuis plusieurs jours un mouvement de colère sociale inédit depuis la fin de la dictature en 1990. Les contestataires dénoncent le pouvoir économique des dirigeants et l’injustice de la politique libérale. Les manifestations ont débuté après l'annonce ce mois-ci de la hausse du prix des titres de transport, donnant lieu à des scènes de chaos dans la capitale, Santiago, où l'état d'urgence a été déclaré et un couvre-feu instauré le week-end dernier. Au total, au moins 15 personnes ont été tuées et 5 400 arrêtées depuis le début des manifestations. C’est un pays «en guerre» que le chef de l’État Sebastián Piñera a décrit dimanche soir, après deux jours d’émeutes.

Ce mardi, le président chilien a annoncé un paquet de mesures destinées à apaiser la fronde, parmi lesquelles l'instauration d'un salaire minimum garanti, la hausse des retraites et la stabilisation des coûts de l'électricité. Mais de nouvelles manifestations sont attendues ce 23 octobre.